Au Cinquantenaire, les Fêtes de la Musique étaient parfaites

Pour la troisième années consécutive, c'est le Cinquantenaire qui accueillait les Fêtes de la Musique à Bruxelles. Et cette fois avec une affiche à faire pâlir certains festivals payants. Alors que les Français doivent se taper Patrick Sébastien, ne boudons pas notre plaisir...

Comme l'an dernier, deux scènes avaient été installées. Samedi, ça débutait avec les Louviérois de Romano Nervoso sur celle du parc. Cela fait maintenant des mois que Giacomo et sa bande défendent l'excellent 10403053_10153393026078485_2371394872627624116_n.jpg"Born to Boogie", sur lequel on retrouve "Maria" et "Psicotico Blues". Après un seul morceau, il ose déjà le bain de foule, délaissant un moment sa bouteille de pinard. La formule est connue mais elle est toujours aussi efficace, et elle se prête surtout à merveille à l'événement. Malgré le t-shirt Beastie Boys de Giacomo, on n'aura cette fois pas eu droit à la reprise de "Sabotage". Quoi qu'il en soit, une entrée en matière on ne peut plus énergique. Place ensuite à MLCD sur la scène installée face aux 1545104_10153393026163485_2253524253472022388_n.jpgarcades. De retour d'une tournée de quelques dates au Japon, les Liégeois ont assuré avec classe. "The smoke behind the sound", près d'un an et demi après sa sortie, est décidément un putain de bon album. Déjà présent l'an dernier, mais dans le parc, Mountain Bike avait cette fois droit à la grande scène. C'était la première fois qu'ils jouaient devant tant de monde, ils étaient paraît-il tétanisés, hé bin ça ne s'est pas vu. Une belle claque rock garage comme à l'accoutumée, sans prise de tête et sans se prendre au sérieux une seule seconde. Pour eux, les Fêtes de la Musique, c'était un marathon puisqu'ils ont également joué à Tournai le vendredi et dans les Ardennes le dimanche. Toujours dans nos coups de coeur, on épinglera encore la prestation de Robbing Millions. Avec talent et énergie, comme lorsqu'ils avaient été 67383_10153393026263485_3214398349853460493_n.jpgimprovisés tête d'affiche aux Nuits du Bota il y a quelques semaines.

Dimanche, on a eu à peine le temps d'avaler nos croissants que Nicola Testa était déjà de la partie. La révélation pop-électro de l'année jouait à 13 heures, juste après les concerts pour enfants. Un coup dans le mille, si on en croit le monde qui s'est rué au stand de merchandising juste après le concert pour se procurer "No More Rainbows". Mais à l'applaudimètre, c'est Wild Classical Music Ensemble qui l'a emporté haut la main. On vous a déjà dit tout le bien qu'on pensait de ce projet, mené par Damien Magnette accompagné de cinq artistes 11168388_10153393026508485_1625556508677051111_n.jpgayant des déficiences mentales. "Waow, c'est ça en fait le punk", me glisse Etienne, le chanteur de Mountain Bike, en plein milieu du set. Et il a raison. Pas de barrière, de la sincérité et du talent. Et un chanteur charismatique, qui n'avait aucune envie de laisser sa place en fin de concert. Rien à redire, c'était tout aussi excellent que lors des Nuits du Bota. Beaucoup de groupes, soi-disant dans la norme, feraient bien d'en prendre de la graine. Après Aksak Maboul, qu'on avait également déjà vu aux Nuits, c'est Camélia Jordana qui avait l'honneur de clôturer avec classe et volupté les 22306_10153393026653485_2758492151245869387_n.jpgfestivités sur la scène du parc. Tout le monde pouvait ensuite se retrouver sous les arcades pour le bouquet final avec le prestation surprise de Great Mountain Fire. Avec "Sundogs", ceux-là viennent sans doute de sortir le meilleur album belge de 2015. Ils ont livré une prestation enjouée et sautillante, proposant "Cinderella" dès le deuxième morceau. A revoir sans faute au BSF...

> Ch.V.I.

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