BSF (J2): Elvis Black Stars, premier frisson rock n' roll du festival

Ouvrir la soirée du BSF au Mont des Arts, où beaucoup viennent se balader, boire un verre et taper la discut' sans vraiment se soucier des concerts (l'effet pernicieux du pass pour 10 jours), ce n'est déjà pas un cadeau. Mais alors le faire quand c'est le déluge, ça relève carrément de l'épreuve de force, voire de la torture. Samedi, la poisse elle était pour Elvis Black Stars. On y va? On n'y va pas? La tentation était grande d'aller s'enfermer toute la soirée à la salle de la Madeleine, bien à l'abri, mais au final on_C0X7171_1024.jpg ne regrette pas notre choix. Surtout qu'on avait déjà raté Elvis Black Stars aux dernières Nuits du Bota, pour on ne sait plus quelle raison, alors qu'ils assuraient la tête d'affiche d'une soirée bien rock avec Romano Nervoso, The K et Briqueville. Et que leur dernier EP, franchement il claque bien. Même dans des conditions scabreuses et devant une poignée de courageux sous ponchos, ils ont assuré comme si de rien n'était. Musicalement, ils n'ont évidemment rien inventé, mais les sonorités nous rappellent les plus belles heures de la Britpop. On pense à Kasabian, aux Arctic Monkeys et même à Oasis dans la manière de chanter. Mais surtout avec une énergie omniprésente. On tient la première touche rock n' roll du BSF, enfin!

Il a évidemment suffi qu'on arrive à la Madeleine pour que la pluie cesse de tomber, ça il fallait s'y attendre. Mais ça en valait la peine, pour assister à l'énième retour de Mud Flow. C'était ça ou Moriarty (photo), il fallait choisir. Mud Flow, c'est un peu comme Sharko, on a l'impression que ce groupe ne cesse de disparaître pour mieux réapparaître. Sur scène du moins, car la dernière production discographique remonte déjà à 2007. Il _C0X7253_1024.jpgn'empêche que ça fait un bien fou de réentendre ces morceaux piochés dans ce "A Life on Standby" qui avait bercé nos oreilles en 2004. Surtout quand le groupe décide de débuter son concert par le superbe "Chemicals". Vincent Liben ne chômera pas pendant ce festival, puisqu'il sera de retour dès ce mardi avec son projet solo, toujours à la Madeleine (20h30).

Pendant ce temps, le climat s'est définitivement calmé pour le concert en tête d'affiche de Cats on Trees au Mont des Arts. Alors que dire des Français, qui gonfleront par ailleurs encore leur popularité en prenant prochainement place dans les fauteuils de The Voice? Pas grand-chose en fait. C'est sympa, c'est gentil et c'est plein de belles lumières. Mais, même avec des cordes en _C3A8884_1024.jpgplus par rapport aux débuts, ça tombe vite à plat. Il n'y a que sur "Sirens Call" et "Jimmy" que le public se réveille. Yohan Hennequin à beau faire le guignol pour remplir les blancs entre les morceaux, ça ne prend pas. Plouf. Finalement, ça aurait peut-être été plus rigolo avec la pluie.

> Christophe Van Impe

> Photos de Denoual Coatleven

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