BSF (J3): Nicola Testa et Magnus, de vraies têtes de beats

Petit conseil aux festivaliers. Si vous voulez assister à un concert à la Madeleine, débarquez en début de soirée et ne bougez plus de là. Sinon, vous aurez peu de chances de pouvoir y entrer. On reviendra plus tard sur ce désagrément mais, dimanche pour Nicola Testa, c'était déjà la toute grande file sur le _C0X7852_1024.jpgtrottoir de la rue Duquesnoy. Et ce n'est rien par rapport à ce qui nous attendait le lendemain, mais gardons un peu de suspense! Faut dire que Nicola Testa, qui "n'est pas une rock star mais une licorne", a pas mal fait parler de lui ces derniers mois. Entre son concert archi-bondé à la Rotonde et une présence dans la plupart des festivals de Bruxelles et de Wallonie, on n'a vu que lui. Mais il le mérite amplement car son premier album, "No More Rainbows" est une grande réussite. Comme au Bota, il a livré un show haut en couleurs et survitaminé. Il nous a même donner envie de danser, c'est dire! On a beau adorer Soldout (photo), la vraie star de la soirée à la Madeleine, c'était lui. Et on se souvient avec un peu de nostalgie de l'avoir vu, devant une poignée de proches à lui, dans la cave du Brass. C'était pourtant il n'y a pas si longtemps, mais c'était avant l'album...

Mais le Mont des Arts, cette fois, a également envoyé du lourd. Avec tout ça, merci Nico, on a raté Gonzo. Mais ces amoureux du Muppet, de l'humour potache et du punk qui tache ne nous en voudront pas, car nous avions déjà parlé d'eux aux Francofolies et à Ronquières. Nous sommes arrivés sur place (le temps de faire le tour du Mont des Arts) pour les derniers _C3A9037_1024.jpgmorceaux de Sharko. David Bartholomé, qui entamait à ce moment "Sweet Protection", avait l'air en forme. Même sans son batteur habituel (convalescent depuis les Francos, suite à une fracture du bras, mais présent aux percussions quand même), il a profité de cette tribune pour proposer quelques nouveaux morceaux. Avec talent et humour (intelligent), comme toujours. Un sale couac pourtant: les écrans un poil détraqués de part et d'autres de la scène passaient des publicités aveuglantes.

Il a ensuite laissé sa place à Tom Barman et son projet electro Magnus. Sur album, c'est sympa, mais ça n'arrive quand même pas à la cheville de dEUS. On y allait donc sans grand espoir de spasmes, de frissons et de sueurs froides. Au pire, quelques bières allaient nous donner l'impression d'assister à un concert de dEUS. Bin, on s'est gouré. Car en live, c'est décidément de la bombe. Surtout que le groupe est désormais renforcé par Tim Vanhamel, jadis tête pensante de l'extraordinaire Millionaire, et qu'on a également retrouvé à la guitare _C3A9234_1024.jpgdans dEUS, Eagles of Death Metal et dans The Hicky Underworld. Bref, le garçon a du talent, de belles bouclettes et de la bouteille. Encore un peu d'efforts, et il aura la même place que Mauro Pawlowski dans notre coeur de guimauve. Tom Barman, qui n'avait encore jamais mis les pieds au BSF, gesticule comme s'il était habité. Et, même sans les invités de l'album, il parvient à faire bouger le Mont des Arts. Et ça, c'est déjà un exploit. Ce garçon a décidément bien des talents cachés...

> Christophe Van Impe (avec Ph.S.)

> Photos de Denoual Coatleven

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