Antoine Chance, tête d'affiche du premier "Make-A-Wish Belgium South Festival"

Antoine Chance sera la tête d’affiche du tout premier « Make-A-Wish Belgium South Festival » qui se déroulera le samedi 3 octobre prochain, au Parc du Cheneau, à Braine-l’Alleud. La cause de Make-A-Wish lui tient à cœur. 

 Antoine, la tournée touche à sa fin mais tu joueras encore au « Make-A-Wish Belgium South Festival 2015 ». C’est une cause qui te tient à cœur ?Antoinechance.jpg

 « Jouer un concert est un plaisir que je ne me refuse jamais. Encore moins s’il s’agit d’une belle cause comme celle de Make-A-Wish. Je suis conscient de faire un métier formidable. Mais si en plus, je peux donner un coup de main à la société en lui procurant un peu de rêve, c’est encore plus valorisant. Je ne vais évidemment pas te dire que je déteste les enfants, même si ça aurait fait un bon titre (sic). »

 La tournée a été très longue. Quel regard rétrospectif portes-tu sur cette superbe aventure ?

 « Je suis très heureux. Surtout que je suis très complice avec les gens qui jouent à mes côtés, tant sur scène que dans la vie de tous les jours. Avant ça, pendant des années, j’ai beaucoup pratiqué les salles vides. Il se trouve qu’ici, il y eu un single qui est directement devenu ambassadeur du projet. C’est un peu devenu le passeport pour la suite. Sans vouloir faire de mauvais jeu de mots, j’ai vécu ça comme une chance. Au final, on doit en être à 80 ou 90 concerts rien que sur cette tournée. »

 Une date en particulier te tient-elle plus particulièrement à cœur ?

 « La première à la Rotonde. C’était la première fois que je jouais dans une salle remplie, avec des gens qui venaient pour moi. Mais je ne prends aucun concert à la légère. A Spa et à Ronquières, c’était également assez fabuleux car on jouait devant 12.000 personnes, et on avait des cuivres avec nous. J’ai aussi adoré donner un concert piano-voix à Angoulème. »

 As-tu vite compris que « Fou » allait cartonner à ce point ?

 « Pas vraiment, car j’étais le nez dans le guidon. C’est plutôt mon entourage qui me mettait la puce à l’oreille, qui me disait que ça allait débloquer des choses.  J’ai déjà commencé à travailler sur l’album suivant, mais je refuse de me mettre une mauvaise pression. Je n’ai pas ce souci de vouloir refaire la même chose. Je n’ai pas envie de tout dévoiler, mais j’ai une bonne ‘vibe’. Bien que, si ça tombe, je jette tout à la poubelle dans un mois. »

 L’accouchement du premier album avait été très long…

 « C’était particulier, car c’était la première impression que j’allais laisser. J’allais devoir le défendre, le faire accepter… »

Les influences sur le deuxième seront-elles toujours les mêmes ?

 « Pour le premier album, j’ai beaucoup parlé de mes influences. Car le public devait savoir à quoi s’attendre. Mais désormais, j’assume davantage mon identité. Je n’ai plus envie de me noyer dans les comparaisons. J’essaie d’être plus libéré. Mais bon, je suis toujours fan d’un article comme Bon Iver par exemple, et j’assume complètement. »

 Tu as beaucoup joué en France et même aux Francofolies de Montréal. Cela t’a-t-il ouvert des portes ?

 « Je ne sais pas, car c’est vachement compliqué comme processus. « Fou », par exemple, a cartonné en Belgique mais ils n’en veulent pas en France. Ils préfèrent « Bye Bye », qui est un morceau auquel nous croyions d’ailleurs beaucoup aussi, mon producteur et moi. Cela ne s’explique pas. Mais c’est intéressant de voir à quel point un morceau peut marcher ou pas en fonction des territoires. A Montréal, l’accueil a été très chaleureux et on a d’ailleurs encore plusieurs dates là-bas. »

 

En France, ils ne te catégorisent pas trop « fils de » ? Parce que, comme on t’a notamment vu sur le plateau de Michel Drucker…

« Non, globalement ils m’en parlent même moins. Sans doute parce qu’ils ne parlent pas le néerlandais et ne comprennent pas le clin d’œil (sic). Mais en Belgique aussi, c’est passé. On m’en parlait beaucoup au début, et puis ça s’est tassé. Mais bon, j’en suis très fier. Et je savais très bien qu’il allait peut-être falloir trois albums pour qu’on arrête d’en parler… »

 

Infos : www.festival4wishes.be

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