Beautiful Badness: on a trouvé "The Voice", la vraie

A force, les membres de Beautiful Badness connaissent bien tous les recoins du Botanique. On les y avait déjà vus notamment au Propulse Festival et en première partie de BirdPen, le projet parallèle de Dave Pen (Archive). Mais, c'était à chaque fois à l'Orangerie. Cette fois, jeudi, ils étaient les rois de la soirée. A l'occasion de la sortie de leur deuxième EP, "Many Years", c'est carrément une Rotonde bondée qui les attendait.

Ce disque aurait pu sortir plus tôt, mais il a fallu le peaufiner. Et tant mieux, car on sent que le groupe a pris de la bouteille, de l'assurance et a encore gagné en qualité. On adore toujours leurs morceaux à tiroirs, capables de nous emmener d'un univers à un autre en une fraction de seconde. Les BB.jpgréférences sont toujours là, et elles sont assumées. Car Beautiful Badness a la don de piocher les rares choses qu'on aime bien chez des groupes qu'on n'aime pas ou plus. On se surprend ainsi à trouver des similitudes avec la rythmique de "Yellow" de Coldplay ou à se dire que certains morceaux sonnent un peu comme le Muse des débuts.

Mais surtout, avec ce deuxième EP, Beautiful Badness s'est offert une réelle identité. Une spécificité qui est évidemment liée à la voix, absolument incroyable, de Gabriel Sesboué. On n'y connaît pas grand-chose en la matière, mais celui-là il devrait certainement être capable de chanter de l'opéra. C'est bon, arrêtez tous vos concours télévisuels à la noix, nous on l'a trouvée "The Voice"...

> Christophe Van Impe

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