Le vibrant hommage de Lylac à David Bowie

Que ce soit avec son projet pop-rock MY TVis Dead ou avec Lylac, Amaury Massion est un artiste fascinant. Alors qu'on avait adoré le folk intimiste de son premier album, on ne le savait pas capable d'encore se transcender. A l'époque, il avait puisé son inspiration lors de voyages en Asie du sud-est. Cette fois, il n'a pas dû aller aussi loin. La luminosité de l'album, il l'a trouvée du côté d'Astafort, où il avait été invité par Francis Cabrel. Il y a rencontré Jean Fauque, le parolier d'Alain Bashung. Et c'est aussi dans ce coin perdu de France que Zoé Simpson lui a écrit les paroles de "La revanche du léger", seul morceau en français de l'album.Lylac.jpg

Mardi soir, c'est dans une Rotonde bien remplie qu'il s'est posé pour présenter "Living by the rules we're making", sa deuxième oeuvre en solo. Une salle qu'il connaît bien, pour y avoir déjà joué à plusieurs reprises. Mais cette fois elle n'est rien que pour lui, entièrement acquise à sa cause. Lors de la tournée précédente, celle consacrée au déjà superbe "By a tree", il n'était accompagné que de Thècle Joussaud, sa violoncelliste. Bien qu'elle n'ait pas participé à l'enregistrement du petit dernier, elle a tout de même répondu à l'appel pour cette date capitale. Elle n'est pas seule, car Amaury est désormais sur scène avec un joueur de sitar, un flûtiste et bien sûr une autre violoncelliste. Et toujours, à ses pieds, une vieille caisse à bouteilles de champagne.

Pendant 1h30, Lylac a balayé ses deux albums. La reprise du "Lilac Wine" de James Shelton, mais popularisé par Nina Simone (la grande influence d'Amaury) et Jeff Buckley est bien sûr au rendez-vous. Tout comme celle, improvisée la veille, du "Space Oddity" de David Bowie. "Lundi, quand j'ai appris la nouvelle de son décès, c'était le début d'une très mauvaise journée. Je n'étais pas bien. Je ne pouvais pas faire autrement que lui rendre hommage", dit-il. Et l'hommage aura été superbe. Avec sa voix venue d'ailleurs, il a fait appel au Major Tom, tout en sobriété. Vibrant...

> Christophe Van Impe


 

 

instrument remonte à cette époque.”

Rencontres d’Astaffort

Amaury Massion a choisi l’anglais pour coucher ses états d’âme et, grâce à une année passée alors qu’il avait 19 ans, à Eastbourne (à côté de Brighton), sa maîtrise de la langue de Shakespeare est parfaite. Toute expérience est bonne à prendre. Ainsi de celle qui le voit être retenu aux Rencontres d’Astaffort, formation professionnelle sous l’égide de Francis Cabrel. C’est “Ça balance”, programme belge d’accompagnement des artistes, qui a posé sa candidature et il a été retenu. Il garde un souvenir inoubliable d’une (très longue) soirée avec Jean Fauque (parolier de Bashung) et de divers moments partagés avec les co-stagiaires, originaires de la francophonie. Il a d’ailleurs intégré en bonus “La Revanche du léger”, seul titre en français, fruit d’un travail commun avec Zoé Simpson, croisée là-bas.

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