La leçon de français de Bertrand Belin

La langue française a été mise à l'honneur au Bota mardi, avec une soirée qui avait été reportée en novembre suite à la menace terroriste. D'abord avec deux de nos plus beaux représentants du moment. C'est à Olivier Terwagne que revenait l'honneur d'ouvrir la soirée. Il monte sur scène seul, accordéon en bandoulière, et plonge DSC_4157.jpgdirectement en pleine belgitude avec "Banana Splitsing", évoquant notamment avec second degré la hype entourant les Diables rouges et leur escapade au Brésil. Au piano ensuite, il nous raconte des histoires avec une jolie pointe d'humour.

Après 25 petite minutes, il doit déjà  laisser sa place à Ivan Tirtiaux. Son album "L'Envol", déjà présenté à de multiples reprises depuis sa sortie, a reçu des critiques unanimes. Accompagné d'un contrebassiste, il nous emmène dans son univers DSC_4297.jpgboisé. Après une demi-heure, c'est déjà la frustration qui s'impose, tant on en aurait bien repris. En février, il débutera une petite tournée française et sera à deux reprises sur les scènes parisiennes.

C'est qu'il est déjà 21h3O quand Bertrand Belin entre en scène. Après un passage avec succès par la case littérature, le Breton est de retour avec "Cap Waller", album toujours aussi beau que difficile d'accès. D'emblée, on en prend plein les yeux et les oreilles. L'ambiance monte encore d'un cran sur "Hypernuit", balancé en début de set. Sa présence scénique et ses textes ciselés font de lui ce qui se fait de mieux sur la scène francophone. C'est à se demander comment il peut encore être à ce point boudé par le grand public. Comme à son habitude, il part en délire complet entre ses morceaux, racontant des histoires que lui seul comprend. Il est 23h30 quand il prend enfin congé de l'Orangerie. Quelques minutes plus tard, il est déjà au bar. Depuis les Nuits, le Bota n'avait sans doute plus fermé ses portes aussi tard...

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> Christophe Van Impe

> Photos de Lara Herbinia

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