Booba à Forest National: sors les kalash comme à Bruxelles

Le duc de Boulbi était de passage à Bruxelles ce vendredi. De quoi contenter tous ses fans et faire découvrir ses deux (!) nouveaux albums sortis en 2015.

Si Forest National n'était pas entièrement complet pour la venue de Booba, la salle affichait tout de même une grosse affluence. Car Booba ne manque pas d'adeptes ni d'ailleurs d'actualité. Cette année, le rappeur du 92 a sorti D.U.C. en début d'année 2015 avant de sortir Nero Nemesis en décembre dernier. Ce n'étaient pas les nouveaux titres qui manquaient donc pour satisfaire ses fans. Après sa démonstration de force dans un Bercy complet, c'est donc à la Belgique et à Forest National que Booba s'attaquait. Et le moins que l'on puisse écrire, c'est qu'il a bien réussi sa tâche. Porté par un début de concert ravageur dans lequel il enchaîne les classiques (Wesh Morray, Vaisseau Mère, Le Duc de Boulogne et surtout l'explosif Boulbi), celui qui s'est exilé à Miami a directement mis le public dans sa poche.Booba.jpg

La suite, c'est presque 2h30 de concert où le rappeur français underground numéro un enchaîne nouveaux titres et anciens classiques. Et même si sa performance comporte quelques passages plus faibles, il ne perd jamais l'assistance. Alors oui, l'usage maladif et parfois abusive de l'auto-tune en énervera plus d'un. C'est surtout sur des anciennes chansons (Pitbull par exemple) que cela fait tâche. Mais ne boudons pas notre plaisir, celui qui s'auto-proclame le boss du rap game français nous a offert un excellent moment. Charismatique, communicatif et showman, Booba a du métier et ça se voit. Le rappel, avec un Mové Lang de folie, mettra tout le monde d'accord. Mention spéciale également pour Damso, jeune rappeur bruxellois, qui a mis une excellente ambiance en première partie.

Alors bon, certains titres de Nero Nemesis ou de D.U.C. ne valent certainement pas ceux de Ouest Side et Temps Mort mais en live, la plupart ont un excellent rendu.

Le Duc de Boulbi peut rentrer dans ses pénates avec le sourire, il a réussi son contrat. Qu'on se le dise, B2O n'est pas mort et a fait passer un message à ses concurrents : si on veut l'envoyer dans la tombe, il faudra le chercher.

> Olivier Eggermont

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