Mustii: un monstre est né à la Rotonde

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L’histoire de Mustii, c’est celle de l’ascension fulgurante d’un gamin bourré de talent(s) et de ressources. Thomas Mustin, puisque c’est de lui dont il s’agit, s’est d’abord fait un nom sur le petit écran. Diplômé en première master d’art dramatique à l’IAD en 2012, il a débuté dans des webséries, des pubs et des courts-métrages. On le retrouvera d'ailleurs bientôt à l’affiche de « La Trêve » sur la RTBF, ainsi que dans trois longs-métrages en 2016.

Mais son histoire, c’est aussi celle d’une rencontre déterminante. En 2014, il signe sur le label Black Gizah Records de Kid Noize, l'homme à la tête de singe. Il fait quelques scènes à ses côtés, notamment aux Francofolies de Spa en juillet dernier. Mais il décide vite de voler de ses propres ailes. « The Golden Age », imparable single aux paroles bien sombres, le fait passer dans une autre dimension. Ses premières apparitions sur scène sont certes encore hésitantes, mais on discerne directement l’énorme potentiel. Un deuxième single « Feed Me », sorti quelques semaines plus tard, ne fait que confirmer cette impression. Avant même d’avoir un album à proposer, il est parvenu à remplir la Rotonde du Botanique. La demande était telle, que le Bota lui a dans la foulée proposé non pas l'Orangerie, mais carrément le Cirque Royal. Ce sera pour le 21 octobre.

Jeudi à la Rotonde, pour le lancement de son EP, il a dépassé toutes les attentes. Les spectateurs n’auront vu que le résultat final. Mais le travail en amont était impressionnant. Pendant six jours, il s’est enfermé à la Madeleine, avec Michaël Larivière (MLCD, Hollywood Porn Stars) comme coach personnel. En une petite semaine, le gamin est devenu une bête de scène. Sous le regard attentif de personnalités du milieu comme Kid Noize (sans le masque, on vous rassure), Michaël Larivière ou encore Marka, Thomas a chauffé à blanc une Rotonde désormais déjà bien trop petite pour lui. Doté d’une voix sensationnelle, il se permet même de reprendre le "Heroes" de David Bowie à sa sauce. On pense inévitablement au phénomène Nicola Testa, vu les références années 80 parsemées tout au long du set. Mais c’est surtout à une évolution à la Oscar and the Wolf à laquelle il semble promis. Prochain élément de réponse en octobre au Cirque…

> Christophe Van Impe

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