Nuits 2016: le carnet intime de Yann Tiersen

Les Nuits avant les Nuits, c'est désormais devenu une habitude au Bota. Déjà l'an dernier, You Will Know us by the Trail of Death avait joué au Cirque Royal une semaine avant tout le monde. Jeudi soir, c'était Yann Tiersen qui avait l'honneur de lancer les festivités une semaine avant l'heure. Il y a quelques mois, il était déjà passé par l'Ancienne Belgique dans le cadre de la tournée "Infinity". Mais cette fois, il est de retour à ses vieilles amours, la prestation en piano solo. Neuf dates sold out pour présenter "Eusa", son album qui ne sortira qu'à la rentrée. Un disque qui, en dix morceaux très personnels, raconte l'île d'Ouessant (Eusa en breton). Son île, celle où il vit. Une partie de lui-même.Yann.jpg

La mise en scène est logiquement dépouillée, pour ne pas dire inexistante. La première partie du concert se fera dans la pénombre. Seul face à son piano, avec uniquement quelques lumières d'appoint et deux bandes qui tournent en fond de scène, il interprète tout en sobriété ses nouveaux morceaux. L'ambiance est contemplative. Le Breton est comme s'il était dans son salon, et balance juste quelques "mercis" polis. Après une heure, changement d'ambiance. Une lumière tamisée fait enfin timidement son apparition, et l'artiste passe d'un instrument à l'autre (violon, pianos enfantins, medolica). Il ne puisera qu'à deux reprises dans la BO du "Fabuleux Destin d'Amélie Poulain", qui avait fait sa renommée, avec "La Valse des Monstres" et "La Dispute". Ce n'est pas l'objet du concert de ce soir. Il n'oublie pas "Sur le fil", avant de s'en aller. Comme il était arrivé, sur fond de bruits animaliers et d'une voix féminine récitant un texte en breton. Ces Nuits ne pouvaient mieux débuter...

Prochain rendez-vous, dimanche. Toujours au Cirque mais avec Carnival Youth, Dan San et Andrew Bird.

> Christophe Van Impe

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