Fùgù Mango: "L'album sera encore beaucoup plus dansant"

Vendredi soir, leur EP "Mango Chicks" sous le bras, les quatre de Fùgù Mango ont mis le feu sous le chapiteau des Nuits, en ouverture du concert de La Femme. Voilà qui augure de bien belles choses, vu qu'un album verra le jour début 2017. Nous les avons rencontrés sur le marches du Bota.

Vous en êtes à vos troisièmes Nuits consécutives. Vous faites un concours avec Nicolas Michaux?

"On sortira un album en janvier ou février, donc c'est en effet tout à fait probable qu'on lui mette un petit record. C'est cool, car c'était chaque fois différent, et Paul-Henri, le programmateur, voit bien comment les groupes évoluent. La première fois, c'était en première partie de Jungle. Et la deuxième, c'était au Musée avec Binti. Cette fois, c'était un peu l'avancée. On était en mi-tête d'affiche juste avant La Femme. C'était un concert important car on a présenté de Fugu1.jpgnouveaux morceaux, on a joué plus longtemps et tous les potes étaient là. C'était un peu comme jouer dans notre jardin."

Les Nuits, ça représente quoi pour vous?

"Les escaliers blindés, bien sûr! Une super ambiance. Et alors, le petit bar près du Witlfoof! Il y a deux ans, on y avait fait une méchante after."

Vous pourriez refaire un projet comme vous aviez fait avec Binti?

"Alors, il faudrait bosser à nouveau quelque chose plus en profondeur, mais avec peut-être moins de choristes. Car, cela représente beaucoup de contraintes. Pour que la musique ait du sens, cela nécessite beaucoup d'arrangements. Mais pour le moment, on est concentré sur nos compositions et sur l'album. On développe aussi nos chants à trois, voire à quatre avec le batteur parfois. On essaie d'être le plus enveloppant possible."

Commencez-vous à ressentir la pression de l'album?

"Tout se met en place tout doucement, mais ça se fait assez bien. On fait ça cool, on prends le temps de le faire. On veut un beau premier album. Il ne devrait y avoir qu'un ou deux anciens morceaux. Le but, c'est d'avancer. En live, on a développé un autre aspect de notre musique, qui est plus électro-house mais joué acoustiquement. On se rend compte qu'il y a quelque chose d'intéressant à pousser. Pour l'album, il y aura toutes ces facettes, plus que le côté afro-pop. Il y aura des choses beaucoup plus dansantes, plus dans le beat. En tournant, on a vu beaucoup de DJ's, on a découvert plein de choses."

Comment en êtes-vous passé du rock avec les Bikinians à cette musique dansante?

"On avait envie de danser et de faire danser. Chaque membre du groupe mixe de son côté dans des soirées. Cela nous a poussés à le faire en jouant. On avait emmagasiné plein de choses dans nos caves. On écoute de la musique  minimale aussi, mais on vient tous du rock. Et ça, c'est intéressant en live, au niveau de l'énergie. Tout est réinjecté dans des mélodies pop, avec une énergie rock. On essaie de faire un mix de tout, comme le ferait un DJ. Tout s'est fait très naturellement. On a commencé à répéter à trois, et le son tropical est venu tout seul. On avait envie de se dépayser, de voyager, de Fugu2.jpgcréer une autre atmosphère. On a inversé tous les codes de la rythmique. Il y a beaucoup de choses qui sont spontanées, mais tout est retravaillé. Entre les premiers jets et les versions finales, il y a finalement une grande différence."

Le 24 mai, vous participerez à la Sonic Lassus Session à la cathédrale Saint-Gudule. Pouvez-vous nous en dire plus?

"C'est un projet ambitieux, qui consiste à reprendre des morceaux d'un compositeur de la Renaissance. Il s'agit en fait du premier compositeur pop de l'histoire. Il a fait environ 200 morceaux. Nous, on réadapte ces mélodies qui sentent quand même bien le fromage. On les tropicalise. A Mons, le public avait très bien réagi. Daan, Saule, Laétitia Sheriff,... seront là. Et même la petite-petite fillote de Lassus! Des projets comme ça, ça nourrit notre musique."

> Un entretien de Christophe Van Impe




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