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  • Will Butler (Arcade Fire) se la joue en solo

    8530.jpgLe chanteur-leader d'Arcade Fire, Will Butler, s'envole en solo. Le Canadien a annoncé la future parution de son premier album solo, Policy. Date de sortie est connue : le 10 mars prochain. 

  • Sonic Visions (jour 3): Selah Sue, cela reste de la dynamite

    Sonic-Visions-Couv.jpgLe festival Sonic Visions s'est terminé dans la nuit de samedi à dimanche, après avoir accueilli près de 4000 personnes sur l'ensemble des trois soirées de festivité sur le site de la Rockhal à Esch-sur-Alzette (Grand Duché de Luxembourg). Et comme lors des six éditions précédentes, on a pu faire le plein de découvertes. 

    SelahSueNB.jpgSi la soirée du samedi débutait plutôt mollement avec les groupes luxembourgeois Communicaution et Rome, on passait rapidement à la vitesse supérieure. Sur le coup de 20h30, le musicien anglais Sinkane (et son band), signé sur le célèbre label new yorkais DFA, prenait possession de la grande salle pendant que les Anglaises de The Staves jouaient sous le chapiteau (baptisé Dome) installé sur le parvis de la salle eschoise. Difficile de choisir (comme ce fut souvent le cas durant ce Sonic Visions). Du coup, on va jeter une oreille des deux côtés. Et le contraste est saisissant: dans le main hall, le groove psyché mâtiné d'électro de Sinkane est dansant et festif, tandis que les trois soeurs Staveley-Taylor propose sous "l'igloo" une atmosphère beaucoup plus feutrée. Le trio chante a cappella ou accompagné d'une guitare sèche. Les harmonies sont magnifiques et pour un peu, on se croirait à Noël. "Maman dit que notre premier EP est très bien" lance une des trois soeurs. On confirme. Et il ne devrait être que le début d'une longue discographie vu le talent de ces jeunes filles. 

    La voix soul de Kwabs, la reprise de Grease d'Angus and Julia Stone

    JUlia2.jpgOn effectue ensuite un petit détour pour voir à l'oeuvre quelques minutes les Belges de FùGù Mango (qui comprennent notamment des membres du groupe bruxellois Bikinians) dans le Rockhalcafé. A cinq sur une scène minuscule, ils sont serrés comme des sardines mais balancent leur musique fait de percussions, de soul, de maracas, ... Pas mal mais on file tout de même vite voir Kwabs, LA voix  de cette septième édition du Sonic Visions. On avait déjà eu la chance de voir à l'oeuvre Kwabena Adjepong (son vrai nom) l'été dernier au Pukkelpop. Sa voix soul et envoutante était alors rythmée par de l'électro. Samedi, c'était la version acoustique. Et force est de constater que ... les deux lui vont comme un gant. Voilà assurément un artiste à garder à l'oeil. Surtout que son premier album est prévu pour l'année 2015! 

    Place ensuite à l'une des têtes d'affiche de ce SV 2014: Angus and Julia Stone. Beaucoup étaient d'ailleurs venus avant tout pour admirer le duo - frère et soeur - australien et son folk rêveur. Alternant certains de leurs tubes et morceaux tirés de leur dernier (très bon) album, il a livré une prestation agréable mais par moments un peu molle. Mais on retiendra tout de même une fameuse reprise de "You're the One That I Want" du film Grease. 

    SelahSue5.jpgAutre temps fort de la soirée, le concert de Selah Sue dans une salle pleine comme un oeuf. Pendant que Kate Tempest, une des révélations rap hip-hop de l'année en Angleterre chantait sous le Dome, la jeune Belge de 25 ans faisait exploser le Club à coup de tubes et de nouvelles compositions. Ces dernières se retrouveront sur Reason, son deuxième album, qui sortira en mars. Mais pour l'heure, elle les teste sur la route. Et force est de constater que vu la réaction du public, on se dirige vers un autre smash pour la jolie Selah. Même s'il sera difficile de battre le million d'album vendus de son premier disque. En attendant, ce samedi, perchée sur des talons de 10 cm (ce qui ne l'empêche pas de danser), elle a mis le public dans sa poche en quelques secondes, offrant un show d'une énergie incroyable. De la dynamite ! A charge pour le DJ allemand Fritz Kalkbrenner (le frère de Paul) de réussir à enchaîner derrière. Pas simple, même s'il a plutôt bien relevé le défi dans un tout autre style. 

    >Texte: Julien Carette

    >Photo: Mélodie Mouzon

  • Sonic Visions (jour 2): Benjamin Booker, c'est chaud comme la braise

    Sonic-Visions-Couv.jpgLe Sonic Visions n'est pas un festival comme un autre. Pouvoir écouter/découvrir dix groupes/artistes des plus prometteurs en quatre heures de temps, cela n'arrive pas souvent. Une prouesse réalisée par ce festival qui se déroule entièrement sur le site de la salle de la Rockhal à Esch-sur-Alzette, au Luxembourg. 

    Après une première journée, jeudi,  réservée à des groupes plus régionaux, le complexe grand-ducal accueillait hier quelques grosses pointures des prochaines années. La fête commençait dès 20h avec des Australiens au nom aussi imprononçable - King Gizzard & The Lizard Wizard - que leur rock psychédélique est efficace. Deux batteries, deux basses, deux guitares, un harmonica et ... une flute, cela fait du monde sur scène. Assez en tout cas pour que cette bande de fous fasse tout exploser! IMG_1555.JPG

    On passait ensuite sous le "Dome", une tente installée sur le parvis situé devant la Rockhal et ressemblant étrangement à un igloo. C'est là que l'Anglais Nick Mulvey nous a présenté son folk acoustique, envoutant et tout en subtilité. On ne vous conseillera jamais assez de jeter une oreille attentive sur les chansons "Cucurucu" et "Juramidam". Direction ensuite le Rockhalcafe, un espace dont la disposition a des allures de club américain. C'est là que se produit Benjamin Booker, un jeune rockeur de la Nouvelle-Orléans dont le premier album (baptisé sobrement Benjamin Booker) nous accompagne depuis de nombreuses semaines. Lui et sa guitare, sur scène, sont accompagnés d'un batteur qui sait taper (très) fort sur ses fûts et d'un bassiste qui remet au goût du jour la franche longue sur le front et la petite moustache à la Charlie Chaplin. Classe ... ou pas. Toujours est-il que leur rock est chaud comme la braise, rêche comme la peau d'un croco du Bayou et qu'il arrache comme de l'alcool frelaté. De la bombe! Les filles du premier rang qui se déhanchaient ne s'y sont pas trompées. La claque de ce premier jour. A un tel point que lorsqu'on repasse dans le club pour assister à la fin du set de l'Islandais Asgeir, ce dernier a bien du mal à supporter la comparaison, malgré une qualité mélodique indéniable. IMG_1563.JPG

    Après un court passage devant les Messins de Grand Blanc et leur musique mêlant sons à la Joy Division et phrasé en français, on se cale devant les Américains de Cloud Nothings. Leur rock est puissant, joué à 100 à l'heure. A trois (une guitare, une basse et une batterie), ils envoient du bois. Un peu comme si le Weezer des débuts faisait encore des bonnes chansons. De rock, il en est toujours question lorsqu'on retrouve le Dome sur le coup de 23h. Le froid de la nuit aidant, ce dernier a de plus en plus des allures d'igloo. Mais la jeune Australienne Courtney Barnett a vite réchauffé tout ça. Devant ses compatriotes de King Gizzard & The Lizard Wizard venus la supporter, elle livre un set bien plus bruyant que ce qu'elle propose sur ses premiers EP. C'est punk, voire grunge. Et là, on se dit que ce n'est sans doute pas pour rien que cette jeune fille de 26 ans porte une chemise à carreaux que n'aurait pas renié un certain Kurt Cobain. Elle arrache vraiment cette petite! 

    Place ensuite à Annie Clarck, l'Américaine mieux connue sous le nom de St Vincent. sonic visions,king gizzard & the lizard wizard,nick mulvey,benjamin booker,asgeir,grand blanc,cloud nothings,courtney barnett,st vincent,oceaàn,say yes dog,bakermatVéritable icône de la musique indépendante américaine, elle se présente sur scène vêtue de cuir et avec des (longs) cheveux oscillant entre le blanc et le mauve (comme sur la pochette de son dernier disque, St Vincent, voir ci-contre). Entre synthés et guitares, sa musique garde une constance: son côté barré. Bien, voire très bien. Mais on s'esquive quelques minutes avant la fin afin d'aller jeter une oreille sur Oceaàn, un jeune Belge du nom d'Oliver Cean exilé du côté de Manchester, et qui commence à se faire un nom dans le monde de l'électro. Ses rythmes à la fois lancinant et dansant font furieusement penser à un certain James Blake. Oui, il y a pire comme comparaison.

    Un petit passage ensuite par les grands espoirs de la musique grand-ducale de Say Yes Dog (qui livre une pop dansante, pas désagréable) et il est temps de rentrer. Il est déjà minuit quart. On laisse le DJ hollandais Bakermat aux petits jeunes qui ont envie de danser jusqu'au bout de la nuit. Car dans quelques heures, on remet ça avec la suite du Sonic Visions! 

    > Par Julien Carette

  • Parquet Courts, confus et trop... court

    Le concept c'est bien, mais faut pas en abuser. Jeudi soir, on pensait voir les excellents Parquet Courts. Finalement, on a vu PCPC assurer un concert de la tournée "Content Nausea" des Parkay Quarts en jouant des morceaux de Parquet Courts. Vous ne suivez plus? Pas grave, nous non plus. Pour faire simple, PCPC c'est 50% de Parquet Courts et 50% de PC Worship, le groupe qui assurait la première partie. La bonne 968882_10152846930208485_5299539298747859484_n.jpgsurprise c'est que, bien qu'elle soit tout frêle, la batteuse cogne bien. Mais sinon, faut avouer que c'était un peu confus. A force d'accumuler les projets, on finit par s'y perdre. Ajoutez à tout ça des problèmes pour accorder les guitares durant les trois premiers morceaux et un concert de 48 minutes sans rappel, voilà qui a de qui laisser sur sa faim. Heureusement, il restait la musique. Qui, elle, était excellente et toujours aussi efficace. Peut-être même encore davantage que sur les deux albums du groupe. Mais bon, c'était un peu... court.

    > La setlist: 1. "Duckin and Dodgin", 2. "Bodies", 3. "Black and White", 4. "Vienna II", 5. "Slide Machine" (13th Floor Elevators covers), 6. "Master of My Craft", 7. "Borrowed Time", 8. "Dear Ramona", 9. "What Color Is Blood", 10. "Un cast Shadow Of A Souther Myth", 11. "Content Nausea", 12. "Light Up Gold II" et 13. "Sunbathing Animal."

    > Christophe Van Impe

  • Kiss, Slipknot, Scorpions, Korn ou Motörhead au Graspop

    GMM15_popup-new-date_AP_9okt_forweb.jpgOn connaît les premiers noms pour la prochaine édition du festival métal du Graspop. Cinq des six têtes d'affiche (trois jours de festival sur deux scènes) ont été révélés, il s'agit de Kiss, Slipknot, Scorpions, Korn et Judas Priest. Ont aussi été confirmés : Alice Cooper, Motörhead, In Flames, Body Count, Within Temptation, Five Finger Death Punch et Godsmack.

    Le festival se tiendra du 19 au 21 juin à Dessel. 

  • Muse sera aussi à Rock Werchter

    article_706_muse.jpgRock Werchter avait déjà annoncé qu'il accueillerait Foo Fighters l'été prochain. On sait désormais que Muse sera aussi de la partie. Ce qui est loin d'être une surprise, le trio anglais étant un habitué du festival belge. Si les Foo Fighters joueront les jeudi 25 juin, Muse sera, lui, sur scène le dimanche 28 juin. 

    Les tickets seront en vente à partir du 29 novembre. 

  • Adrien Gallo: "Je ne suis plus dans la fausse rébellion"

    "Gemini", c'est l'excellente surprise de cette fin d'année. Le temps d'un album solo, Adrien Gallo a délaissé le rock adolescent des BB Brunes pour poser sa voix aux cotés de celle d'Ella Waldmann, sa compagne. Le spectre de Serge Gainsbourg est omniprésent, ça flirte avec l'univers d'Etienne Daho et ça sent bon le sable chaud. Nous avons rencontré Adrien quelques heures avant qu'il n'aille assister au concert de Julien Doré à l'Olympia.Unknown-3.jpeg

    Adrien, comment t'es venue cette idée de mettre le groupe entre parenthèses pour tenter l'aventure solo?

    "Il y a deux ou trois ans, j'ai eu très envie de faire des chansons avec une voix féminine. J'ai fait chanter ma copine, et je suis vraiment tombé amoureux de sa voix. On a continué à faire des compositions chez nous. Il y en a eu de plus en plus, ça m'a permis de m'ouvrir à un autre univers. Il y avait notamment déjà "Crocodile" et "Cornet Glacé". Du coup, je me suis dit que c'était dommage de ne rien sortir, de ne pas en faire quelque chose. J'avais déjà fait écouter au groupe, et ils avaient bien aimé. Ils m'ont même encouragé dans ma démarche. Cette parenthèse entre deux albums du groupe tombait bien."

    Pourquoi ne pas avoir crédité le nom de ta copine?

    "Elle ne voulait pas. Elle n'avait pas envie de s'exposer et je la comprends tout à fait. Car quand tu t'exposes, il n'y a pas forcément que de la bienveillance. Si jamais il y a une tournée, il se pourrait qu'elle soit de la partie, mais rien n'est encore fixé car je ne sais pas si elle sera en mesure de le faire. De toute façon, tout dépendra déjà de l'accueil de l'album. Si jamais je tourne, ce sera entre mars et la fin de l'été."

    Cette complicité ramène forcément aux grands duos de l'époque. T'en es-tu inspiré?

    Unknown-1.jpeg"Complètement! Gainsbourg-Birkin, Dutronc-Hardy ou Berger-Gall, tout ça c'est mythique."

    Tu ne me contrediras pas si je te dis que "Gemini" n'a pas grand-chose à voir avec ce que tu fais avec les BB Brunes... Vise-tu un public différent?

    "Cela n'a en fait rien à voir du tout. C'est beaucoup plus léger, plus pop. C'est important d'à chaque fois redéfinir un nouveau style. J'ai besoin de me réinventer pour ne pas m'ennuyer. C'est important de prendre des risques. Avec cet album, je ne vise pas un public en particulier. Je fais les choses par rapport à ce que j'ai envie de faire sur le moment, par rapport à mes exigences. Après, je me rends bien compte qu'il y a des gens qui n'aiment pas le groupe mais qui aiment cet album, et des fans du groupe qui n'aiment pas cet album. Tu sais, je n'ai aucun problème avec le terme "populaire". Au contraire, je ne le trouve pas péjoratif. Maintenant, c'est vrai que j'ai évolué, que je me sens plus adulte. Je ne suis plus dans la fausse rébellion comme je pouvais l'être au début des BB Brunes. C'était sans doute lié à ce que je vivais à l'époque, à mes problèmes d'adolescent."

    Tu dis ne pas vouloir toucher un public plus large, mais tu te retrouves tout de même à chanter avec Julien Clerc sur le plateau de Michel Drucker...

    "Oui, ça touche forcément un public beaucoup plus large. Julien Clerc a apprécié l'album, et ça m'a touché. Après, ce n'était pas nécessairement le but car c'est un album intime. Je n'avais pas cette prétention de toucher un public plus large. A la base, je n'écoute pourtant pas trop Julien Clerc. C'est quelqu'un qui a une superbe carrière, et qui a écrit de magnifiques mélodies, notamment celle de "Ce n'est rien". Mais je me retrouve plus dans l'univers de Serge Gainsbourg, d'Alain Bashung, d'Etienne Daho ou de Christophe. Gainsbourg, j'adore toutes ses époques. Le gars il a fait de l'électro, du piano-bar, du jazz,... Et Christophe, c'est le maître. Il a été totalement novateur en matière de découverte de sons."Unknown-4.jpeg

    Que rétorques-tu si je compare ta démarche à celle de Julien Doré?

    "Je confirme complètement. Julien, que je connais bien, est d'ailleurs en quelque sorte un héritier de Christophe. Je le connais depuis huit ans, et nous avons notamment le même réalisateur (Antoine Gaillet). Il y a comme une connexion. Il a même fait référence aux BB Brunes dans un de ces morceaux. Personnellement, je ne l'ai jamais vu comme quelqu'un venant de la Nouvelle Star, car il a son propre univers. Ce soir, je vais d'ailleurs le voir à l'Olympia."

    Tu vis actuellement à Los Angeles. Cela influence-t-il ton écriture?

    "Je suis encore à LA jusque janvier. Et effectivement, il y a une chanson que je pense que je n'aurais pas écrite à Paris. Je bosse beaucoup quand je suis en voyage, ça me permet d'éviter de m'ennuyer. C'est pour ça que je fais référence à beaucoup de villes, où je ne suis pourtant pas nécessairement allé. J'écris aussi beaucoup quand je suis seul dans mon appart à Paris. J'ai un piano chez moi. L'ennui me fait peur, j'ai besoin de rester actif. Bon, parfois ce que j'écris est juste nul. C'est relou, mais ça arrive."

    Tu n'as jamais pensé franchir le pas vers la littérature?

    "D'autres l'ont fait, c'est vrai. Mais je ne m'en sens pas capable. Pourtant, j'adore certains auteurs et ma copine est encore bien plus littéraire que moi. Mais j'aime être emprisonné par la contrainte d'une mélodie. Se retrouver face à une feuille blanche, pour de la pure prose, je ne le sens pas."

    Tu es issu d'une famille musicienne?

    Unknown.jpeg"Mon père, qui est issu d'un milieu artistique, a fait du piano mais pour le plaisir. Moi, j'ai commencé à cinq ans. Mes parents voulaient juste que je termine mon bac L, ils n'ont jamais été opposés à ma carrière musicale. Ma mère est psychologue, elle est très ouverte!"

    Comment se dessine l'avenir des BB Brunes?

    "On bosse déjà sur le prochain album, qui devrait sortir en décembre 2015. Ce sera plus rock."

    La pression est-elle plus importante lors de la sortie d'un album solo?

    "Non, au contraire. Si "Gemini" ne marche pas, ce n'est pas trop grave. Alors que les albums de BB Brunes ont tous cartonné. Quand tu es disque de platine, tu ne peux pas te permettre de foirer le suivant."

    Vous parvenez à percer les frontières de la francophonie malgré la barrière de la langue?

    "C'est compliqué. Mais on a joué en Russie, à Moscou et à Saint-Pétersbourg, et l'accueil était fantastique. Pourtant, on n'avait fait aucune promo! On a essayé l'anglais, mais l'album n'avait pas marché du tout. On avait notamment deux chansons dans le film "Asterix et Obelix au service de sa Majesté". On jouait le rôle de bardes. C'était un peu comme un Unknown-2.jpeggrand Disneyland Paris. Le problème c'est que quand tu chantes en anglais, tu mets forcément l'accent sur la musique. En français, tu peux faire passer beaucoup plus de choses."

    > Un entretien de Christophe Van Impe

    > Photos de Juliette Abitbol

     

  • BirdPen et Beautiful Badness, avec classe et talent

    Les gars de BirdPen n'ont pas dû souvent jouer au Monopoly. Car passer du Witloof Bar à l'Orangerie sans transiter par la case quasi obligatoire de la Rotonde, c'était un pari fort risqué. Même Fauve, qui remplit aujourd'hui des grandes salles, est passé par cette phase intermédiaire il n'y a pas si longtemps. D'autant que BirdPen a beau être "le groupe du chanteur d'Archive", sans doute plus bel héritier contemporain de Pink Floyd et qui sera encore prochainement à l'Ancienne Belgique, il n'a pas et n'aura sans doute jamais l'aura de son grand frère. Et ce n'est pas une question de talent, même si on ne retrouve évidemment pas de morceaux de la trempe de "Again" ou "Fuck U" dans leur répertoire, c'est juste que le terrain est déjà occupé.10177224_10152841352318485_3851000475384009440_n.jpg

    BirdPen devra donc sans doute à jamais se contenter de petits clubs en Belgique, en Allemagne ou en Europe de l'Est. Mais Dave et Mike, qui avaient créé le groupe bien avant que les gars d'Archive ne viennent frapper à leur porte, ambitionnent-ils davantage? Pas sûr, et c'est tout à leur honneur. Du coup, c'est une Orangerie relativement clairsemée qui a accueilli les Anglais lundi soir. Logique aussi dans la mesure où c'était déjà leur troisième passage en Belgique depuis le printemps, avec le Witloof et le Festival de Ronquières.

    Vu l'omniprésence de BirdPen en Belgique, l'intérêt de ce concert résidait donc essentiellement dans l'interprétation des nouveaux morceaux. Pour le public du Botanique, c'était même un événement de pouvoir les entendre puisque, pour une obscure raison, "In The Company Of Imaginary Friends" n'est pas (encore?) distribué en Belgique. Ce troisième album est pourtant excellent. On a toujours cette impression d'entendre une version plus pop d'Archive. Pour les classiques "Off", "Saver Destroyer" ou "Only the Names Change", il aura fallu attendre la deuxième moitié du concert. 10689752_10152841261758485_1125398312040927537_n.jpg

    BirdPen a le bon goût de toujours laisser à des artistes locaux le soin d'assurer sa première partie. Lundi, c'est à Beautiful Badness que revenait cet honneur. Et on ne peut que se féliciter de ne pas être resté au bar en attendant l'arrivée de Dave Pen et sa bande. Ce groupe franco-belge, qu'on avait déjà pu voir en première partie de Kodaline et de Stereo Grand, travaille actuellement à la succession du EP sorti en 2013. D'ici quelques jours, ils  enregistreront d'ailleurs deux titres avec Koen Gisen, le compagnon barbu d'An Pierlé. Dont le superbe "A Sunny Morning", joué avec un harmonium (un héritage familial de la compagne du chanteur) et chanté en voix de tête. Un morceau qui a été interprété en fin de set, et qui a été particulièrement apprécié par les membres de BirdPen. Un clip est également en prévision. Quatre autres inédits ont été proposés durant cette demi-heure de pur bonheur: "Everybody Knows", "Slipping Away", "Elders' Choir" et "Hard to do it". Ces deux derniers étaient d'ailleurs joués pour la toute première fois en live.

    La musique de Beautiful Badness est riche. Il y a du Puggy ("Everybody Knows"), du Coldplay (des deux premiers albums, pas la soute faite par après, on vous rassure), et puis surtout cette voix incroyable. Ce n'est pas pour rien que le groupe ose s'essayer à l'exercice casse-gueule par excellence de la reprise de Queen ("We will rock you"). Et avec brio!

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    > Christophe Van Impe

    > La setlist de Beautiful Badness: 1. "Elders' choir", 2. Everybody Knows", 3. "Hard to do it", 4. "Wasting your time", 5. "Slipping Away", 6. "Run", 7. "We will rock you" (reprise de Queen) et 7. "A sunny morning".

     

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  • Baxter Dury et Nicolas Michaux, la leçon d'élégance

    Tu as vu un bon Anglais en costume-cravate un peu à la ramasse avec des jolies choristes fredonnant des "Pam pampapam papam pampampaaaaam"? Yes love, tu étais au concert de Baxter Dury à l'Orangerie. Un peu branleur mais très classe (à moins que ce ne soit l'inverse), le natif de Wingrave dans le Buckinghamshire est arrivé fort joyeux sur scène. Un peu trop peut-être vu les répétitifs "Woohooo!" Et rires nerveux, mais le début de set est un régal pour tous les fans de sa "lazy pop flamboyante" : "Isabel", "Pleasure" et "Claire" en enfilade! Soit principalement les meilleurs morceaux des deux derniers de ses quatre albums. Et justement, avec quatre albums au compteur, 55 minutes de concert, c'est un peu chiche. Même si on aime çe style détaché, ce chanteur stylé avec ce look d'agent secret raté, ces musiciens motivés (mention spéciale au bassiste, en combinaison de motard rouge, chaussettes blanches et moustache vintage) et ce cygne gonflable géant au dessus-la scène bien installé.baxter-tt-width-604-height-403-crop-1-bgcolor-000000.jpg

    Apres quelques bières consciencieusement éclusées sur scène, deux-trois bons mots (bonsoir les "Brussels Belgian Bunnies", "I wanna play In 'Brussels on Thursdays, Fridays, Saturdays,... forever! And have chocolaté for breakfast") après un "Pic Nic On The edge" assez punky) et un rappel vite envoyé, il s'en est allé au stand merchandising signer t-shirts et vinyls. Comme quoi, c'est pas un mauvais bougre... Il a même la classe on va dire!NICO_9_5566BD-480x320.jpg

    Avant ça, Nicolas Michaux s'était déjà chargé de faire monter la température, notamment sur le très érotique "Un Imposteur". Au final, il n'aura pas joué beaucoup moins longtemps que la tête d'affiche de la soirée. On se souvient de lui comme du chanteur d'Eté 67, mais on le préfère encore en solo. "C'est la première fois de notre vie qu'on joue sous un canard, enfin une espèce de canard, un cygne quoi" rigole-t-il. Le single "A la vie, à la mort" est déjà en passe de devenir un classique tant il tourne en radio. L'album est en préparation. Vu l'importante demande, notamment en France, un EP pourrait déjà sortir en février. On a hâte. Ce lundi soir, il assurera la première partie de la date parisienne de Girls in Hawaii à la Cigale.

    > Philippe Sadre et Christophe Van Impe

  • Découvrez la (très décevante) chanson que partagent Stromae et Lorde

    Stromae-l-artiste-numero-1-du-moment-bientot-en-concert-prive-a-Paris-aux-cotes-de-la-nouvelle-sensation-musicale-Lorde-!_portrait_w674.jpgOn avait fait grand bruit voici quelques jours du duo que partagent Stromae et la Néo-Zélandaise Lorde. Un titre du nom de "Meltdown" écrit pour la bande originale du film "Hunger Games 3" (en salle le 19 novembre). Un morceau qui a été dévoilé ce jeudi sur youtube et il faut le dire assez décevant. Il ne s'agit pas du tout d'un duo entre les deux artistes. Le titre "Meltdown" a, en effet, été réalisé à partir de la piste instrumentale de la chanson de Stromae "Merci" (parue l'an dernier sur Racine carrée). S'il a été un peu retouché au niveau des arrangements, la voix de Stromae est bien absente ! Contrairement à celle de la chanteuse néo-zélandaise Lorde. Cette dernière est épaulée par Pusha T, Q-Tip et Haim.