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  • Des noms (dont le Wu-Tang Clan et Cypress Hill) pour Couleur Café

    art_1417024868.jpgL'affiche de Couleur Café prend de l'ampleur avec l'annonce des présences début juillet à Bruxelles du Wu-Tang Clan, de Cypress Hill, des Français de 1995, du DJ belge The Magician ou bien du nouveau groupe belge électro-jazz dont tout le monde parle: Stuff. 

    On ajoute aussi: Arsenal, Bigflo & Oli, L’Or du Commun & Roméo Elvis, Caravan Palace, Jah9, Sergent Garcia, Hiatus Kaiyote, Collie Buddz, Oddisee, G-Eazy et Palenke Soultribe.

    Pour rappel, Couleur Café se tiendra du vendredi 3 au dimanche 5 juillet sur le site de Tour et Taxis.>J.C.

  • On ajoute trois noms aux Lokerse Feesten

    lokerse-feesten-2011.jpgLe festival des Lokerse Feesten a indiqué ce vendredi matin que CHIC, le groupe du légendaire Nile Rodgers, et le producteur des 70's et 80's Giorgio Moroder seront leurs têtes d'affiche du 8 août prochain. 

    On ajoute également The Kooks le 3 août, soit le même soir que Belle and Sebastian et dEUS. >J.C.

  • Blur balance un deuxième extrait de son nouvel album

    1035x983-faec798e.jpgAprès le morceau "Go Out" balancé le 19 février dernier, Blur vient de placer sur Youtube un deuxième extrait de l'album qui paraîtra dans quelques semaines. Celui-ci se nomme "There Are Too Many of Us" (et est en écoute ci dessous). 

    Pour rappel, Blur n'avait plus sorti un disque depuis 2003 et le génial Think Tank. Magic Whip sortira fin avril et mettra donc fin à 12 ans de silence discographique. Un huitième disque auquel participe le line-up original du groupe composé de Damon Albarn, du guitariste Graham Coxon, du bassiste Alex James et du batteur Dave Rowntree. >J.C.

  • L'album de Say Lou Lou arrive enfin

    say lou lou, lucid dreamingCela doit bien faire deux bonnes années maintenant que l'on suit quasi à la trace les deux soeurs jumelles australo-suédoises Miranda Anna et Elektra June Kilbey-Jansson, mieux connues sous leur nom de scène: Say Lou Lou.

    A coup de singles assez efficaces ("Maybe You", "Julian", "Better in the Dark") et de concerts un peu partout dans le monde, elles se sont fait un nom dans le petit monde de l'électro-pop. Et pas seulement à cause de leur plastique irréprochable. 

    say lou lou, lucid dreamingAlors forcément, l'annonce de la sortie de leur premier album nous fait plaisir. Sorti fin février en Scandinavie en avant-première, "Lucid Dreaming", sera en vente officiellement chez nous le 6 avril prochain.

    Histoire de se mettre dans l'ambiance, on s'écoute leur dernier bébé en date: "Nothing But a Heartbeat". > J.C.

  • Snoop Dogg à la Rockhal le 20 juillet

    c2a53acd1865e107eeafaad0ec1e76de_large.jpegOn savait que Snoop Dogg sera au festival de Dour le dimanche 19 juillet. On peut désormais ajouter que cette légende vivante du rap américain sera le lendemain en concert au Grand-Duché de Luxembourg, du côté de la Rockhal d'Esch-sur-Alzette. En salle donc. Ce qui promet déjà une ambiance incroyable (et enfumée?) à deux pas de la frontière belge. Le genre d'événement à ne pas manquer ! 

    Les tickets seront en vente à partir de ce vendredi 20 mars. Inutile de dire qu'ils devraient partir assez rapidement. Donc si vous êtes intéressés...>J.C.

  • Hanni El Khatib retrouve le feu sacré

    Non, nous n'étions pas au Cirque Royal pour le concert de Christine and the Queens mardi soir. L'ayant déjà vue à l'Orangerie il y a quelques mois, on a préféré opter cette fois pour le son un peu plus distordu et crade d'Hanni El Khatib. D'autant que le Californien, pour son troisième passage entre les murs du Bota, a également fait sold-out. On gardait cependant un souvenir assez paradoxal de ses deux premiers concerts en salle en Belgique. A HEK.jpgla Rotonde, alors qu'il avait un incroyable premier album sous le bras, il avait fortement déçu. A l'époque, il avait eu la mauvaise idée de s'entourer d'un batteur qui ne lui arrivait pas à la cheville. Du coup, on avait beau avoir complètement pris notre pied avec "Will the Guns Come Out", le soufflé était retombé d'un coup en live. Et la deuxième fois, à l'Orangerie, c'était l'inverse. "Head in the Dirt", avec Dan Auerbach aux manettes, était mollasson, surproduit et manquait d'inspiration. Bref, il était dans la lignée de tout à ce quoi touche le leader des Black Keys depuis un moment: des trucs qui cartonnent, mais qui sont artistiquement inintéressants. Par contre, en live, ça dépotait enfin. Mais voilà, sans Dan Auerbach, Hanni serait sans doute en train de confectionner des fringues pour plagistes de la Côte Ouest et de faire du skate à ses heures perdues au lieu de tourner dans des salles remplies.

    Notre constat après mardi? Le rockeur californien aux racines métissées (de père palestinien et de mère philippine, qui dit mieux?) est enfin capable de trouver un équilibre entre le studio et la scène. Sur "Moonlight", il retrouve son inspiration de 2011, naviguant toujours entre rock garage et blues poussiéreux et défraîchi. Veste militaire sur le dos, il a puisé dans ses trois albums pendant près d'1h30, avec tout de même une priorité au premier et au dernier. Comme d'habitude, on a eu droit à la reprise de "You Rascal You", un vieux morceau des années 30 et jadis remis au goût du jour et francisé par Serge Gainsbourg avec "Vieille Canaille". Certains sont partis juste avant le rappel, afin d'éviter de devoir faire la file au bar. Bien mal leur en a pris. Avec "Come Alive" et surtout un titanesque "Fuck it, you win", HEK a mis un terme à sa prestation en effectuant un grand nettoyage de printemps de nos tympans. Il sera de retour aux Ardentes cet été!

    > Ch.V.I.

  • Bloc Party s'est remis au travail

    bloc_party_1.jpgBloc Party est en pause à durée indéterminée depuis 2013. Le groupe anglais avait même cet été-là laissé entendre qu'"il était mort" (à relire ici). Mais apparemment, il va renaître de ses cendres. C'est du moins ce qu'on comprend des récentes déclarations de son chanteur Kele Okereke. Dans une interview donnée cette semaine à la radio australienne Triple J, il a expliqué que "le groupe travaillerait actuellement sur de nouvelles idées en studio." Et près de dix-huit chansons étant actuellement en cours d'écriture et enregistrement !

    Reste à espérer que celles-ci soient plutôt du niveau des deux premiers albums du groupe, et pas de ce qui a suivi... >J.C.

  • Une date, un nom (et un nouvel extrait) pour le premier album des Years & Years

    Years-Years-Communion-2015-1200x1200.pngYears & Years, c'est un des grands espoirs musicaux de cette année 2015. Elu "Sound of 2015" par la BBC, le trio londonien s'est aussi fait remarquer en chantant sur le morceau "Sunlight" du DJ belge The Magician, un des tubes de 2014, mais également avec ses propres compositions " Take Shelter" et "King". 

    Du coup, leur premier album est forcément très attendu. On connaît désormais son nom et sa date de sortie puisque Communion, le premier album de Years & Years, verra le jour le 22 juin prochain. Soit quelques jours avant leur passage à Werchter. 

    La chanson "Worship" a aussi été mise en ligne sur Soundcloud. A écouter ci dessous! >J.C.

  • Alabama Shakes nous fait patienter

    alabama shakes,future people,sound & colorTrois ans après l'inoubliable Boys & Girls, les Américains d'Alabama Shakes signeront le 20 avril prochain un deuxième album très attendu, Sound & Color. Avec toujours à sa tête Brittany Howard, un chanteuse au physique et (surtout) à la voix hors-norme. Un album qui s'annonce déjà comme un des sommets de cette année musicale. 

    Histoire de patienter jusque-là, le groupe a partagé la vidéo du morceau "Future People". >J.C.

  • Chilly Gonzales: "La bataille des structures, elle a été gagnée par la musique pop"

    Chilly Gonzales, "génie musical " artistiquement boulimique, est de retour avec un nouvel album au piano. Vendredi, celui qui a notamment collaboré avec Daft Punk et Drake revient avec "Chambers", qu'il présentera au Studio 4 de Flagey les 9 et 10 octobre. Ne loupez pas ça, car Chilly Gonzales en live c'est bien plus qu'un simple concert! Nous avons rencontré le Canadien. Il nous explique qu'il n'estime pas faire de la musique classique, il nous déclare une nouvelle fois son amour pour le rap US, et il taille de manière très classieuse un costard à Mathieu Chedid...Chilly1.jpg

    Alors, pas trop stressé à l'approche de la sortie de l'album?

    "Un peu quand même. Si je ne stressais pas alors je ne sortirais plus d'album. Il y a toujours une certaine forme d'angoisse, on espère un petit tour de magie qui fera que tout se passe bien..."

    Êtes-vous sensible aux critiques et aux retours?

    "Je ne lis pas toutes les reviews, mais je ne peux comprendre le projet que si je ressens les réactions. Les gens qui suivent le projet de loin, tu ne peux pas les contrôler. Je n'ai pas assez de talent et de statut pour y parvenir. Beaucoup n'aiment pas mes concerts, ou se perdent dans cette image confondante entre le rap et la musique de chambre. Du coup, je me concentre sur les gens qui sont proches du projet, qui y adhèrent. La plupart du temps, la satisfaction musicale atteint 100%. Et si ce n'est pas le cas, si c'est tiède, alors c'est à moi de voir où j'ai confondu ma satisfaction personnelle et celle de mon public. Cela peut conduire à d'autres projets, comme ce livre de piano qu'on a sorti et qui a très bien fonctionné."

    Comment fait-on pour accrocher un public "hype" avec de la musique classique?

    "Ah mais je ne fais justement pas de la musique classique! Les structures de mes morceaux sont pop et transparentes, alors qu'elles sont profondes en musique classique ou en jazz. Et ça, pour moi ça ne sert strictement à rien. La bataille des structures a été gagnée depuis bien longtemps par la musique pop. Tout ça, c'est venu à travers le rap, musique avant-gardiste par excellence. Mes créations ont toujours confondu les genres. Je ne veux pas de frontières entre le bien et le mal, entre le sérieux et le ridicule. Les rappeurs étaient les premiers à comprendre ça."Chilly3.jpg

    A quoi doit-on s'attendre pour les deux concerts à Flagey?

    "Je vais faire des titres de rap, des leçons de musique, m'amuser avec le public,... En live, tu ne peux tromper personne. Les gens se demandent parfois si je suis quelqu'un d'arrogant. Mais je suis né pour la scène, c'est le coeur de mon projet. J'adore venir en Belgique. A un moment, j'ai eu un tourneur qui m'emmenait partout en Belgique. Le Cirque Royal, c'est superbe!"

    N'est-ce pas justement un peu arrogant de se présenter comme étant un "génie musical"?

    "Il faut que je clarifie ça. Sur scène, j'incarne mes fantasmes. Je ne suis pas un génie musical, mais j'aimerais l'être. C'est dans les fantasmes qu'on retrouve le bonheur des gens. Pour moi, un génie musical c'est quelqu'un qui aurait un super pouvoir, qui représenterait le futur de la musique. Quand les gars de Daft Punk prétendent être des robots, on sait qu'ils ne le sont pas vraiment. Quand les rappeurs disent faire de la partie de la mafia, idem. C'est exactement la même chose quand je prétends être un génie musical."

    Ca apporte quoi de collaborer à un album comme "Random Access Memory" de Daft Punk?

    "J'ai surtout été touché qu'ils me mettent autant en lumière, qu'ils me créditent sur l'album, alors que je n'avais fait qu'un interlude au piano entre deux morceaux. Mais ils ont mis tout le monde sur un pied d'égalité, pour eux c'était comme si j'avais chanté. Avec les gars de Daft Punk, on entretient une amitié professionnelle depuis longtemps. Je me revois encore avec eux aux premières heures de leur projet. Ils sont adorables. Et ce qui est génial chez eux, c'est qu'ils n'ont pas perdu le côté rêveur de la musique."Chilly4.jpg

    Cela vous arrive-t-il encore d'être inspiré par d'autres artistes?

    "Tout le temps. Surtout par les rappeurs en fait. Dans le rap, ça bouge beaucoup, surtout dans le sud des States. La scène d'Atlanta est très riche. Grâce à Youtube, ces artistes arrivent à s'approprier très vite un public. Je suis fasciné par Drake, il a tout compris lui. Ce que j'aimerais bien, c'est me trouver un mentor. J'adorerais collaborer avec une personne avec de l'expérience et une autorité musicale."

    Chilly2.jpgPar contre, s'il y a bien un artiste avec lequel vous ne collaborerez jamais, c'est Mathieu Chedid...

    "C'est une histoire qui remonte! A l'époque, j'étais dans la lutte. Je grattais pour trouver de la reconnaissance. J'étais jeune, et je ressentais ce besoin de me distancier des autres musiciens. J'aimais bien le catch avec ces combats mythiques mais tellement factices. Les rappeurs sont comme ça aussi. Or, dans la musique, tout est plus poli et faussement modeste. Aujourd'hui, je préfère consacrer mon temps à ceux qui le méritent vraiment. Ce qui me dérangeait chez Mathieu Chedid, c'est qu'il avait du talent mais qu'il prenait la route trop facilement. Un jour, il est monté sur scène pendant une de mes prestations, sans raison. Il squattait aussi les afters de mes concerts. J'ai pris ça comme un viol. Par la suite, je me suis retrouvé aux Victoires de la Musique. Quand il a reçu son prix, je suis monté à mon tour sur le podium et je me suis posté à côté de lui. Les gens n'ont pas compris, mais moi je trouvais ça très drôle. Il ne m'a pas répondu, mais ses proches sont venus me trouver en me disant: "Mais tu sais, Mathieu il te respecte énormément". J'étais partagé entre la pitié et la frustration. Aujourd'hui, je suis plus vieux. Mes attentes sont désormais en harmonie avec la réalité. Je suis plus dans le peace and love. Je retrouve la personne que j'étais quand j'étais gamin et que je commençais à faire de la musique. Mais je ne regrette rien. C'est juste que blesser quelqu'un ne fait plus partie de mon quotidien. Et puis je me dis que Mathieu Chedid a eu des difficultés personnelles. Il a eu la malchance d'avoir un père bien plus talentueux que lui, ça il n'en peut rien..."

    > Un entretien de Christophe Van Impe