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  • Cela va taper fort aux Lokerse Feesten (avec notamment Soulfly et Rob Zombie)

    11133850_10153109272043654_7093447376701674023_n.jpgLes organisateurs des Lokerse Feesten continuent à dévoiler petit à petit leur line-up 2015. Ce vendredi, on a eu droit à la soirée du 2 août. Et cela va taper plutôt fort. Au programme de cette soirée rock-métal: Rob Zombie, Soulfly, Black Label Society et Skindred. > J.C.

  • Encore des nouvelles de Blur...

    1035x983-faec798e.jpgComme promis, Blur continue d'occuper le terrain avant la sortie de leur huitième album, The Magic Whip, le 27 avril prochain. La semaine dernière, le quatuor anglais dévoilait le morceau "Lonesome Street". Cette semaine, on a droit au clip. A découvrir ci dessous ! >J.C.

  • VTFF FFS

    ffs,ab,ancienne belgiqueOn se demandait un peu comment sonnerait cette association entre Franz Ferdinand et les Sparks. Après un teaser de 33 secondes est apparue hier sur le net une indication bien plus précise.

    La chanson "Piss Off" est définitivement joyeuse malgré son titre et ses paroles "Tout le monde devrait dégager et te laisser seul dans ton monde ce soir"... On attend la sortie de l'album "FFS" (dont voici la couverture), que clôturera "Piss Off", le 8 juin prochain! >Ph.S.

    En concert: à l'Ancienne Belgique le 24 juin. 




  • Palma Violets dévoile un single

    palma_violets_danger_in_the_club.jpgOn adore les jeunes branleurs de Palma Violets depuis la sortie de la chanson "Best of Friends" en 2012, quelques semaines avant leur premier album 180.

    On est donc très content de voir le retour des Londoniens. Leur deuxième album, Danger in the Club, est programmé pour le 4 mai prochain. Après la chanson éponyme de ce disque, le groupe a été dévoilé ce mardi soir un autre morceau. Baptisé "English Tongue", il est en écoute ci dessous! >J.C.

  • Nicola Testa: "Cet album, c'est le passage à l'âge adulte"

    Découvert par le grand public en première partie de Christine and the Queens au Bota il y a quelques mois, Nicola Testa s'apprête à voler de ses propres ailes. Sorti vendredi dernier, son premier album fait déjà beaucoup parler de lui. "No More Rainbows", pépite lumineuse et colorée, sera à découvrir en live à la Rotonde le 17 avril. Et c'est déjà complet depuis un moment... 4BxTnrvDC8C3kDy0duMWPocb2lUji2iBLzFpZEoUCBA,JG3p5PjoqJN-6TXO38cp8TWTSIbtyaSI5icdyXLTccg,6qT7jpOXDS7_pZHG_9YugUP1rcYvnCG6wAa4ZZEvET8,KApyG7p0eNaEW_7CR2kdIxG4JSQYc-kEUF_zjwBrEn8.jpeg

    Nicola, ton premier album est sorti vendredi. Et, à l'heure d'ouverture des magasins, tu flânais déjà dans les rayons. Tu étais impatient à ce point?

    "En fait, j'avais simplement envie d'aller acheter mon disque. C'était un geste symbolique. Cela me fait penser à Louis De Funès, qui voulait absolument voir ses films en salle. Je suis un grand fan de musique, donc j'achète beaucoup de disques. C'est excitant comme sensation."

    Quel sentiment procure le fait d'enfin sortir son premier album?

    "C'est l'accomplissement d'un long travail. J'étais nerveux entre la fin de l'enregistrement et la sortie, j'étais tendu. La réception de l'album, elle m'excitait plus qu'elle me tendait. Mais ce qui me stressait, c'était de lâcher le truc. Je n'avais plus d'emprise dessus. Vu que j'ai quand même travaillé plus de deux ans sur le disque, j'ai développé une relation très intime avec les morceaux. Très peu de gens les avaient écouté. C'était un peu comme si on me les retirait."

    Comment juges-tu l'évolution de ton écriture depuis l'EP (2011)?

    "J'ai l'impression qu'il y a beaucoup plus d'ouverture, beaucoup plus de lumière que sur le EP, qui était très sombre. L'album est plus lumineux. Cela se reflète aussi au niveau du graphisme. On est passé d'une pochette blanche à une noire. Je ne sais pas dans quelle mesure les choses sont voulues, décidées. C'est assez instinctif. Rien n'est vraiment conscientisé. Il y a des thèmes abordés, et auxquels j'avais envie de mettre un contre-point. Il y a la perte des illusions, la rupture, le départ. Et puis à chaque fois, il y a l'opposé qui vient se mettre. Ce n'est jamais désespéré. Le disque parle beaucoup du passage à l'âge adulte. J'aimais bien cet idée de l'arc-en-ciel, qui symbolise les illusions. C'est un peu magique quand ça apparaît, et puis ça disparaît directement après. Et si ça disparaît pour nous, ça peut apparaître pour quelqu'un d'autre au même moment."

    Es-tu surpris de l'excellent accueil de l'album, quelques jours seulement après sa sortie?

    "Je ne sais pas si ça me surprend, mais je suis fou de joie. J'ai l'impression que les gens voient ce que j'avais envie d'y mettre. Souvent, les remarques sont très justes. Le message est passé, les gens ne se trompent pas dans l'interprétation des choses."dsEkpEOXOpkYWdzW0D_IRM94Ztho6S8LgKqnSxZ7dgg,FoB8Pllggtu0lsrnC958tWOWXiw857hjEW1b-BqAoEQ,AI3LI_a-KhiDj_61IhKTuHfhDRFrvmPJMK0PogApDRI.jpeg

    Es-tu sensible à la critique?

    "Oui, on y est toujours sensible. Je ne vais pas dire que je m'en fous. Si j'ai une mauvaise critique, ça va me toucher. Après, ce n'est jamais que le point de vue d'une personne. Aujourd'hui à l'heure du net, tout le monde peut donner son avis, parfois sans avoir du recul."

    Y a-t-il une part autobiographique dans tes morceaux?

    "Forcément, il y a toujours quelque chose qui est en résonance avec ce qu'on vit. Mes morceaux me ressemblent, dans le sens où je me suis inspiré d'histoires qui me sont proches, mais qui ne sont pas forcément les miennes. Ce n'est pas non plus un journal intime."

    Le concert du 17 avril à la Rotonde est déjà complet depuis un petit temps. Cela te surprend?

    "C'est génial. J'ai été surpris de voir à quelle vitesse les tickets se sont vendus. Ce sera ma première date en tête d'affiche à la Rotonde, qui est quand même une salle emblématique. C'est super excitant. Angoissant pas encore, mais ça le sera peut-être quelques jours avant la date. On va proposer quelque chose de très lumineux. Oui, il y aura peut-être une reprise, car j'adore ça, surtout en piano-voix. Je me déciderai sans doute 48 heures à l'avance, comme d'habitude."

    Quel souvenir gardes-tu de ton concert en première partie de Christine and the Queens à l'Orangerie?

    "J'avais un peu la trouille. Surtout que c'était une de ses dernières dates dans une petite salle. Au final, le public a été très réceptif. Les gens ont adhéré au fil du concert, et sur la fin c'était génial. Pourtant, ce n'était pas évident car personne ne me connaissait. Je pense que beaucoup de gens m'ont découvert ce soir-là."DSC_7603.jpg

    Te reconnais-tu un peu dans son univers?

    "J'aime bien ce qu'elle fait, il y a quelque chose qui est proche de mon univers, mais je ne peux pas dire que je m'en inspire car je ne crois pas qu'on fasse le même travail. Elle parle plus de son rapport au corps, de son mal-être. Moi, j'en parle plus d'un point de vue émotif ou émotionnel. J'aime bien le mot émotif, car il combine émotion et motif. Je vais plutôt parler de notre condition en tant qu'être humain qui doit gérer des émotions."

    Tes sources d'inspiration, il faut plutôt aller les chercher dans les années 80...

    "Oui mais pas que, et je ne l'ai pas fait exprès! Si je te dis ce que j'écoutais quand j'étais gamin, je vais me taper la honte. Quand on est enfant, on écoute des choses sans gêne. On les renie ensuite quand on est ado, et puis on assume à nouveau quand on devient adulte. Quand j'étais petit, j'écoutais peut-être plus de choses par défaut, ce que mes parents écoutaient. Mais j'ai aussi adoré des chansons de dessins animés, des choses plus légères, et de la disco italienne aussi. L'imagerie japonaise, c'est kitsch et coloré, et j'aimais ça."

    Comment tes parents jugent-ils ton travail?

    "Mon père est un grand fan de musique rock. Il écoutait beaucoup les Stones, Pink Floyd et Bowie. Ma mère était plus pop, plus variété. Aujourd'hui, ils aiment beaucoup ce que je fais, même si des fois ils ont un avis critique. Ils viennent souvent me voir en concert. Leur avis est important."

    Pourquoi avoir travaillé avec Antoine Gaillet, qui a notamment produit pour Julien Doré et M83?

    "J'ai rencontré d'autres personnes, qui avaient aussi de jolies références. Mais quand j'ai entendu le travail d'Antoine, j'ai directement voulu travailler avec lui. J'avais un peu la trouille car je ne le connaissais pas et je ne l'avais rencontré qu'une demi-heure avant d'entrer en studio. C'est quelqu'un qui est vraiment au service de l'artiste et de la musique."DSC_7648.jpg

    Quelle importance accordes-tu aux réseaux sociaux?

    "J'adore communiquer via Facebook. J'aime bien être en contact avec les gens, c'est pour ça que je fais ce genre de boulot. J'ai besoin de ce retour, de pouvoir partager mes moments de création. Et aujourd'hui, ça me semble indispensable."

    > Un entretien de Christophe Van Impe

    > Photos de Lara Herbinia