Festival - Page 9

  • Rock Werchter (journée 2) : FKA Twigs et le reste du monde

    Rock Werchter 2015.jpegLa deuxième journée de Rock Werchter commence doucement pour ceux qui ont fini tard la nuit précédente au son des Chemical Brothers ou de Caribou. 

    Pour les autres, alors que The Last Internationale se démène sur la Main Stage, la bonne pioche de ce début de journée est bien le concert des Islandais de Fufanu au KluB C. Totalement inconnus de nos radars voici quelques jours encore, ceux qui ont remplacé les Canadiens de BadBadNitGood au pied levé font même office de vraie révélation. Quelques heures après avoir joué à Hyde Park, ce jeune groupe encore sans album au compteur mais avec une signature chez le label One Little Indian (Bjork, Ásgeir, Emiliana Torrini, …) a donc impressionné, avec son rock bruyant et brillant. Tout comme son chanteur, pas forcément en forme en début de set avant de bouger dans tous les sens, parfois tel un épileptique. On les situerait quelque part entre Joy Division, My Bloody Valentine et Tame Impala. De belles références et un nom à retenir ! 

    On passera ensuite sous silence le rock (lourd) typiquement américain des Anglais de Lonely The Brave, pour passer à la chanteuse Sharon Kovacs, dit « Kovacs » tout court. « La meilleure chose produite par les Pays-Bas depuis le Gouda jeune » dixit nos collègues du Morgen. On aimait sa voix soul à la Amy Winehouse entendue sur son premier album, Shades of Black. On l’a retrouvée sur scène, accompagnée notamment d’un violon et d’un violoncelle. Mais il manquait tout de même un petit quelque chose pour emporter véritablement le public. A revoir donc…

    Rock WerchterPlace ensuite au beau moment de l’après-midi, le concert des deux sœurs franco-cubaines d’Ibeyi, Lisa-Kaindé en Naomi Diaz. Seules sur scène, elles ont envouté leur audience, parfois même en chantant simplement a cappella. L’harmonie des voix, le mélange de rythmes tribaux et d’électro, … tout était parfait ! Un rendez-vous magique, marqué par la double interprétation (en milieu et en fin de set) de leur single « River ».

    Pas le temps de vraiment refroidir qu’on enchaîne avec le rock indépendant des quasi-légendaires Death Cab For Cutie. Ben Gibbard et son groupe sont parmi les artistes les plus respectés du circuit indé aux USA mais chez nous, on  les connaît (trop) peu, et ce malgré neuf albums au compteur. Certes, les meilleurs (Transatlanticism en 2003 et Plans en 2005) sont un peu loin derrière eux mais tout ça leur fournit un catalogue assez incroyable pour leurs lives. Ils en ont fait l’étalage ce vendredi devant un parterre de connaisseurs aux anges! 

    Il y avait encore beaucoup plus de monde (mais pas autant qu’on aurait pu le penser) pour voir ensuite Balthazar. Transférés du Barn sur la grande scène suite au désistement de dernière minute de Ben Howard, les Courtraisiens ont désormais (à l’instar d’Oscar and the Wolf ou de Selah Sue) un statut de stars en Belgique. Comme l'ont confirmé chez nous la réception de leur troisième album, Thin Walls, et la tournée qui a suivi. Pourtant, ils n’ont pas semblé pas encore complètement fin prêts pour tenir le rôle de tête d’affiche d’un mastodonte comme Rock Werchter. Et ce malgré une prestation bonne dans l’ensemble. Là aussi, il a manqué un petit quelque chose. Un petit grain de folie peut-être ?   

    Pas le temps de trop y penser, parce que Alt-J commence son set au Barn. En arrivant devant le chapiteau, on entend les premières notes de « Matilda », puis le public reprendre la chanson en chœur. Alt-J semble avoir pris une nouvelle dimension en live. Mais comme la veille avec Oscar and the Wolf et Elbow, impossible d’avoir accès au concert pour le vérifier. C’est bien simple, selon les dires de certains, dix minutes avant que les premières notes, il y avait déjà une file d’une dizaine de mètres devant la tente. Il faudra donc attendre leur passage au Rock-A-Field à Luxembourg dans une semaine pour se faire une idée…

    Rock WerchterHeureusement, le concert suivant va atténuer notre déception. Car dès 21h30, FKA Twigs prend d’assaut la scène du KluB C pour un concert juste fabuleux. On l’avoue, en voyant la jeune Américaine Tahliah Debrett Barnett en photo, on s'était déjà demandé ce que l’acteur Robert Pattinson pouvait lui trouver (les deux vont se marier). En la voyant en live sur scène, il n’a pas fallu cinq minutes pour qu’on comprenne. Sauvage, sexy, cette fille transpire la sensualité. Elle envoute véritablement son audience par ses chorégraphies (elle possède une formation de danseuse). Le spectacle est total : musical (ce n’est pas pour rien que son premier album, LP1, est un des meilleurs de 2014) à coup de beats percutants mais aussi visuel donc. Le jeu de lumières est juste fantastique. Ce spectacle est un trip. Un vrai ! Du genre qui divise. Soit on y adhère à 200%, soit on déteste. Le public de Werchter a, lui, apparemment opté pour la deuxième option. On a rarement vu une tente aussi clairsemée, même en début de journée...

    Encore tout groggy, avant de reprendre la route, on passe jeter un œil à la prestation de l’ex-Moloko Roisin Murphy sur la scène d’à côté. C’est agréable, propre, parfois kitsch dans les costumes. Cela fonctionne … sans atteindre les sommets du concert qui a précédé. Rideau ! 

    >J.C.

     

  • Rock Werchter (journée 1) : il y avait Florence et puis tous les autres

    Rock Werchter, Il n’y a pas à dire, qu’on en soit à sa première ou à sa 25e participation, entrer sur le site de Rock Werchter, a quelque chose d’impressionnant. De par son côté fête foraine permanente et surtout de par le monde présent! 88.000 personnes ont foulé l’herbe verte du Brabant flamand en ce jeudi.  Cela en fait du monde !

    Du coup, par moments, on a un peu l’impression d’évoluer dans ces reportages où on voit les poulets élevés en batterie dans un espace confiné. Et à partir d’une certaine heure, passer rapidement d’une scène à l’autre se révèle une mission quasi-impossible. Difficile donc d’enchaîner les concerts, ce qui est dommage quand on connaît l’affiche grandiose du festival brabançon et la volonté manifeste des organisateurs d’offrir toujours plus de confort à leurs visiteurs. On note d’ailleurs au passage que les deux scènes annexes, le Barn et le KluB C, sont mieux aménagées que jamais avec des gradins sur les côtés. Elles sont désormais de vraies salles de concert capables d’accueillir plusieurs milliers de personnes. 

    Mais cette capacité est tout de même insuffisante pour accueillir les jeunes Anglais de Years & Years. Il n’est alors que 15h et il faut déjà s’astreindre à une file de quelques mètres hors du chapiteau pour espérer apercevoir le short de basket rouge d’Olly Alexander, le chanteur du trio londonien.  Il est vrai que les tubes électropop s’enchaînent. Et les jeunes filles des premiers rangs semblent déjà les connaître par cœur, alors que leur premier album ne sortira que début juillet. Gentil mais agréable. 

    Place ensuite quelques mètres plus loin au folk des jeunes et jolies Suédoises de First Aid Kit. On adore l’harmonie des voix de ces deux sœurs originaires d’Enskede, dans la banlieue de Stockholm. Mais force est de constater que dans la fournaise brabançonne, la magie a du mal à opérer…

    Direction la Main Stage pour le premier moment marquant de cette 41e édition de Rock Werchter : Royal Blood ! Propulsé pour un deuxième concert dans le Brabant en l’espace de trois jours suite au forfait des Foo Fighters (ils joueront aussi samedi), la paire anglaise fait véritablement exploser une première fois la plaine, au son des hymnes rock de son premier album ("Come on Over", "Figure It Out", "Little Monster", "Out of the Black", ...). Ceux-ci s’enchaînent à un rythme effréné. Cela pogote dans les premiers rangs alors que, derrière, on dodeline agréablement de la tête. Mike Kerr se sert toujours de sa bass comme d’une guitare, tandis que son acolyte Ben Thatcher tape sur ses futs comme un dératé. Du moins, quand il ne s’éclipse pas discrètement pour aller recharger son verre. Un set explosif mais deux petits bémols cependant : premièrement, sur la longueur, leur musique semble manquer d’un petit supplément d’âme. Un petit quelque chose qui pourrait transformer un bon concert en moment inoubliable. On touche sans doute là aux limites d’un simple duo bass-batterie… Deuxièmement, Mike Kerr, en plus d’avoir une figure un peu bouffie, a l’air de s’être pris un melon taille XXL.  Au point que rentrer en coulisses alors que son comparse prend le temps d’arpenter le podium pour dire merci aux spectateurs. 

    Rock Werchter, On refile ensuite dans le KluB C pour la prestation de Jungle. Les Londoniens se présentent à sept sur scène. Cela groove !  L’atmosphère devient moite, ce qui convient parfaitement à la chaleur ambiante. On doit avoisiner les 45 degrés sous la tente. Impossible d’y tenir toute une heure sans passer par la case "air frais" ou "boisson".  Du coup, le public est un peu anesthésié. Du moins, jusqu’au tube « The Heat » (de circonstance donc…) qui fait chavirer le chapiteau. Les gens sautent à l’unisson, le plancher, lui, tremble. 

    Le temps de se réhydrater un peu et place à Florence + the Machine sur la Main Stage.  On ne sait pas ce qu’elle a pris avant de monter sur scène mais Florence Welch débarque complètement « habitée ».  Elle court d’un bout à l’autre de la scène, se livre à quelques entrechats, descend dans la fosse pour chanter avec les gens, … Le spectacle est à la fois sur scène et dans le public. Ce dernier est véritablement conquis, surtout que les hits se succèdent. Qu’ils soient tout frais (« Ship to wreck », « What kind of man », …) ou plus anciens (« Spectrum », la reprise de « You’ve Got The Love » ou « Dog days are over »). Un grand moment ! Et tant pis si sa musique ressemble aujourd’hui un peu à de la (bonne) variété moderne.

    Florence ayant arrêté sa machine, les 88.000 personnes présentes (ou presque) décident alors d’aller assister au concert d’Oscar & the Wolf sous le Barn. Ce qui provoque d’énormes embouteillages sur la plaine, mais aussi à l’entrée de la tente. Impossible de mettre un pied au sein de celle-ci. Du coup, on est obligé d’écouter de loin le set de Max Colombie et ses copains. Dommage, cela avait l’air chouette. 

    CIYg1q_UkAAqcfl.jpgPetit passage ensuite par le KluB C pour voir à l’œuvre le DJ masqué, SBTRKT (à ne pas confondre avec les Daft Punk, les DJ’s casqués). Un set sans faille, même si le son laisse parfois à désirer. Ce qui est très très rare du côté de Werchter.

    Avant de rendre les armes, un petit passage par le concert d’Elbow s’impose. Les Mancuniens ne sont pas programmés sur la grande scène mais bien sous le chapiteau Barn. Du coup, là aussi, on manque de place. Dix minutes avant l’heure annoncée du spectacle, impossible de mettre un orteil sous la tente. Beaucoup rebroussent donc chemin. Dommage pour eux, car la bande à Guy Garvey a livré une magnifique prestation, compilant ses meilleurs chansons (« Lippy Kids », « One Day », « New Born », …) et livrant même un inédit : « Lost Worker Bee ». Un grand et beau moment ! 

    >Julien Carette

  • Rock Werchter: notre Top 10 des découvertes à faire (part 2)

    A Rock Werchter, il y a forcément les grosses têtes d'affiche telles Muse, Lenny Kravitz, Pharrell Williams, les Chemical Brothers, Patti Smith, Balthazar, ... et puis tous les noms que vous connaissez moins. 

    Voici la suite de notre sélection des artistes/groupes à découvrir ce week-end dans le Brabant: 

    caribou-1.jpeg6. Caribou (jeudi à 00h30 au KluB C)

    Après The War on Drugs (dont nous vous parlions dans la part 1), voilà un autre artiste qui n'a rien d'un néophyte. Daniel V. Snaith, Caribou sur scène, fait de la musique synthétique/électro depuis une quinzaine d'années. Avec une grande réussite ... critique.  Si vous ne connaissez pas, précipitez-vous !

    FKA-Twigs-014.jpg7. FKA Twigs (vendredi à 17h35 au KluB C)

    Véritable révélation de 2014 avec son premier album, LP1, cette jeune Londonienne aux racines jamaïcaines et espagnoles propose un mélange futuriste de R'n'B et de trip-hop. A la fois planant et (électroniquement) barré. Avec un milieu sa très belle voix.

    Elle a dû annuler sa venue à Bruxelles en mars dernier, c'est l'heure du rattrapage. 

    kwabs-last-stand-uk-music.jpg8. Kwabs (vendredi à 17h35 au KluB C)

    Si vous aimez les grandes voix, ne manquez pas la prestation de Kwabs! On a déjà eu la chance de le voir à l'oeuvre à deux reprises. La première fois, sa voix soul et envoutante était rythmée par de l'électro. La deuxième par une musique acoustique. Et force est de constater que ... les deux lui vont comme un gant!

    Un artiste à garder à l'oeil. Surtout que son premier album arrive en septembre! 

    other-lives.jpg9. Other Lives (samedi à 13h40 à The Barn)

    Un des groupes américains les plus intéressants de ces dernières années! Radiohead a d'ailleurs pris ce combo originaire de l'Oklahoma en tournée.

    Mélange de folk, psyché et rock indépendant, la musique de ce quintette prend encore une autre ampleur en concert. A tester donc. 

    leon_bridges_erin_rambo.jpg10. Leon Bridges (dimanche à 13h au KluB C)

    Voici la nouvelle jeune promesse soul américaine. Son premier album, le remarqué et très années 50 Coming Home, sort bientôt. Et on risque de beaucoup en parler. On vous aura prévenu...

    A tenir aussi à l'oeil: Years & Years (jeudi à 15h au KluB C), Jack Garratt (jeudi à 14h15 à The Barn), First Aid Kit (jeudi à 15h40 à The Barn) et les Belges de Tout Va Bien (samedi à 14h20 au KluB C). 

    > par Julien Carette

  • Rock Werchter: notre Top 10 des découvertes à faire (part 1)

    A Rock Werchter, il y a forcément les grosses têtes d'affiche telles Muse, Lenny Kravitz, Pharrell Williams, les Chemical Brothers, ... et puis tous les noms que vous connaissez moins. 

    Voici notre sélection des artistes/groupes à découvrir ce week-end dans le Brabant: 

    2673883.jpeg.png1. Kovacs (vendredi 14h40 au KluB C)

    Derrière ce nom de joueur de foot hongrois se cache une chanteuse ... néerlandaise. Elle est considérée comme LA découverte musicale de l'année dans son pays. Bon, ok, les Pays-Bas ce n'est pas vraiment l'Angleterre en terme de musique mais la voix de cette jeune fille vaut quand même le détour. Voilà un croisement entre Amy Winehouse, Shirley Bassey et Selah Sue!

    Two-sisters-pose-by-the-c-009.jpg2. Ibeyi (vendredi 16h05 au KluB C)

    Les jumelles Lisa et Naomi Díaz, le duo Ibeyi, sont nées à Paris mais ont des racines cubaines. Et cela s'entend. Ce n'est pas pour rien si leur défunt papa (il est décédé lorsqu'elles avaient 11 ans) a joué avec le Buena Vista Social Club. A à peine 17 ans, elles ont publié un premier album où on a l'impression d'entendre une sorte de Bjork qui ne serait pas née en Islande. Mais bien le long de l'Equateur... 

    seinabo_ece676d6d06eecd839735206ca154a94-640x318.jpg3. Seinabo Sey (samedi à 15h55 au KluB C)

    Ne vous fiez pas à la couleur de sa peau ou à la consonance de son nom. Seinabo Sey est bien née à Stockholm et est donc Suédoise. Elle n'a que quelques singles à son palmarès (et de nombreux remix de ceux-ci) mais cela a suffi pour faire d'elle une des plus belles promesses de la musique actuelle. C'est peu dire que son premier album est attendu... 

    tempfidlar.png4. FIDLAR (samedi à 13h15 sur la Main Stage)

    On a vu ce quatuor californien le week-end dernier au Best Kept Secret Festival et on a pris une petite claque. Il joue à 100 à l’heure son mélange de rock et punk, une énergie folle se dégage de leur set. Il n'a pas fallu un morceau pour que le chanteur, Elvis Kuehn, ne se roule par terre avec sa guitare. Reste à voir sir leur enthousiasme sera aussi communicatif sur une grande scène...

    The-War-On-Drugs.jpg5. The War on Drugs (samedi à 18h sur la Main Stage)

    Si vous êtes des habitués de notre blog, vous n'avez sans doute pas besoin de lire les lignes qui suivent. Vous connaissez l'amour que nous portons à la musique de ce combo de Philadelphie. Auteur à nos yeux d'un des meilleurs albums de 2014 (Lost in the Dream a été classé numéro 2 de notre Top 30 de l'année). 

    Un beau disque qu'Adam Granduciel et les siens ont brillamment défendu sur les scènes du monde entier. Et Rock Werchter est sans doute une des dernières chances pour les voir avant un petit temps...

     

    Découvrez la suite ce mercredi... 

     

    > par Julien Carette

  • Au Cinquantenaire, les Fêtes de la Musique étaient parfaites

    Pour la troisième années consécutive, c'est le Cinquantenaire qui accueillait les Fêtes de la Musique à Bruxelles. Et cette fois avec une affiche à faire pâlir certains festivals payants. Alors que les Français doivent se taper Patrick Sébastien, ne boudons pas notre plaisir...

    Comme l'an dernier, deux scènes avaient été installées. Samedi, ça débutait avec les Louviérois de Romano Nervoso sur celle du parc. Cela fait maintenant des mois que Giacomo et sa bande défendent l'excellent 10403053_10153393026078485_2371394872627624116_n.jpg"Born to Boogie", sur lequel on retrouve "Maria" et "Psicotico Blues". Après un seul morceau, il ose déjà le bain de foule, délaissant un moment sa bouteille de pinard. La formule est connue mais elle est toujours aussi efficace, et elle se prête surtout à merveille à l'événement. Malgré le t-shirt Beastie Boys de Giacomo, on n'aura cette fois pas eu droit à la reprise de "Sabotage". Quoi qu'il en soit, une entrée en matière on ne peut plus énergique. Place ensuite à MLCD sur la scène installée face aux 1545104_10153393026163485_2253524253472022388_n.jpgarcades. De retour d'une tournée de quelques dates au Japon, les Liégeois ont assuré avec classe. "The smoke behind the sound", près d'un an et demi après sa sortie, est décidément un putain de bon album. Déjà présent l'an dernier, mais dans le parc, Mountain Bike avait cette fois droit à la grande scène. C'était la première fois qu'ils jouaient devant tant de monde, ils étaient paraît-il tétanisés, hé bin ça ne s'est pas vu. Une belle claque rock garage comme à l'accoutumée, sans prise de tête et sans se prendre au sérieux une seule seconde. Pour eux, les Fêtes de la Musique, c'était un marathon puisqu'ils ont également joué à Tournai le vendredi et dans les Ardennes le dimanche. Toujours dans nos coups de coeur, on épinglera encore la prestation de Robbing Millions. Avec talent et énergie, comme lorsqu'ils avaient été 67383_10153393026263485_3214398349853460493_n.jpgimprovisés tête d'affiche aux Nuits du Bota il y a quelques semaines.

    Dimanche, on a eu à peine le temps d'avaler nos croissants que Nicola Testa était déjà de la partie. La révélation pop-électro de l'année jouait à 13 heures, juste après les concerts pour enfants. Un coup dans le mille, si on en croit le monde qui s'est rué au stand de merchandising juste après le concert pour se procurer "No More Rainbows". Mais à l'applaudimètre, c'est Wild Classical Music Ensemble qui l'a emporté haut la main. On vous a déjà dit tout le bien qu'on pensait de ce projet, mené par Damien Magnette accompagné de cinq artistes 11168388_10153393026508485_1625556508677051111_n.jpgayant des déficiences mentales. "Waow, c'est ça en fait le punk", me glisse Etienne, le chanteur de Mountain Bike, en plein milieu du set. Et il a raison. Pas de barrière, de la sincérité et du talent. Et un chanteur charismatique, qui n'avait aucune envie de laisser sa place en fin de concert. Rien à redire, c'était tout aussi excellent que lors des Nuits du Bota. Beaucoup de groupes, soi-disant dans la norme, feraient bien d'en prendre de la graine. Après Aksak Maboul, qu'on avait également déjà vu aux Nuits, c'est Camélia Jordana qui avait l'honneur de clôturer avec classe et volupté les 22306_10153393026653485_2758492151245869387_n.jpgfestivités sur la scène du parc. Tout le monde pouvait ensuite se retrouver sous les arcades pour le bouquet final avec le prestation surprise de Great Mountain Fire. Avec "Sundogs", ceux-là viennent sans doute de sortir le meilleur album belge de 2015. Ils ont livré une prestation enjouée et sautillante, proposant "Cinderella" dès le deuxième morceau. A revoir sans faute au BSF...

    > Ch.V.I.

  • Rock Werchter : comment remplacer sa tête d'affiche (les Foo Fighters) en 7 étapes

    Rock Werchter 2015.jpegComment remplacer une de vos têtes d'affiche principales lorsque celle-ci vous claque dans les mains à une grosse semaine de l'événement?

    Les organisateurs de Rock Werchter ont expliqué, sur leur site web, la marche qu'ils ont suivie pour trouver un remplaçant aux Foo Fighters, suite à l'annonce du "forfait" de Dave Grohl. Plutôt instructif sur l'envers du décor d'un festival de cette ampleur. On y apprend notamment que RW a proposé d’affréter un Boeing pour que Faith No More soit à l'heure en Suède, le lendemain (le 26 juin) de sa prestation en Belgique, pour son concert au Bråvalla Festival à Norrköping.

    Voici les 7 étapes suivies par les organisateurs de RW: 

    "1. Déterminer son objectif : Rock Werchter a décidé de choyer ses festivaliers en leur offrant un - voire mieux deux - noms dans le même style musical (le rock).

    2. Vérifier le planning de tournée des groupes qui pourraient convenir. Ceux qui jouent le 25 juin (NDLR: le jour où les Foo Fighter devaient se produire) sont mis de côté, de même que ceux qui ne sont pas en tournée. Si un groupe n’est pas en concert cela veut dire qu’une partie de leur équipe travaille probablement avec d’autres groupes. Et sans équipe, pas de concert. Un groupe important peut se composer d’une équipe de 20 à 120 personnes.

    3. Définir, sur base de l’étape 2, une liste des groupes disponibles. Vérifier à nouveau les disponibilités des membres du groupe en fonction de leurs projets solos. Vérifier aussi qu’il n’y ait pas d’activités promotionnelles planifiées ce jour-là. Adapter la liste en fonction de ces informations.

    4. Contacter l’agent international des groupes sélectionnés. Essayer de les convaincre d’ajouter une date à Rock Werchter à leur agenda de tournée, souvent déjà très chargé. Tous les groupes ne sont en effet pas disposés à se produire un jour sans concert. Il faut être conscient que les jours libres sont l’occasion pour les membres du groupe de reposer leur voix  et de récupérer ou que les distances entre les différentes les dates sont souvent longues à parcourir pour les camions chargés de matériel.

    5. Attendre

    6. Est-ce réalisable sur un plan logistique et de production ? Le festival fait tout son possible pour que ce le soit. Dans le cas de Faith No More, il a été proposé d’affréter un Boeing afin que le groupe et le matériel arrivent à temps en Suède pour leur concert du vendredi 26 juin.

    7. Confirmé ! Avec Faith No More et Royal Blood, c’est une double dose de rock qui s’ajoute au programme du jeudi 25 juin. L’horaire a été mis à jour, la presse, les médias et les festivaliers ont également été mis au courant."

     >J.C.

  • Rock Werchter: Faith No More et Royal Blood pour remplacer Foo Fighters

    -0rse__O_reasonably_small.jpegPas de Blur, Kanye West ou Queens of the Stone Age pour remplacer les Foo Fighters ce jeudi à Rock Werchter. Mais une deuxième dose de Faith No More et Royal Blood.

    Royal Blood jouera dans l'après-midi, tandis que Faith No More reprend le créneau de Foo Fighters en soirée.

    Voici le communiqué du festival: 

    "La jambe cassée de Dave Grohl lors d'un concert en Suède a vu les Foo Fighters dans l'obligation d'annuler leur prestation à Rock Werchter le jeudi 25 juin... Ce fut donc une semaine mouvementée à Rock Werchter. Nous avons travaillé dur, passé de nombreux coup de fil, échangé de nombreux mails dans un seul but: offrir une alternative de qualité pour reprendre la place des Foo Fighters. 

    C'est pourquoi Rock Werchter vous propose une double dose de rock en ajoutant à la fois Faith No More et Royal Blood au programme de jeudi. Faith No More figuraient dans le haut de la liste des festivaliers. L'organisation du festival est heureux de pouvoir ajouter ce nom à l'affiche de Rock Werchter 2015. Double prestation pour Royal Blood cette année. L'année dernière, le groupe était programmé tôt dans l'après-midi sur The Barn où ils ont donné une prestation impressionnante, annonciatrice du succès qu'ils rencontrent depuis lors. En février dernier, Royal Blood recevait des mains de Jimmy Page, le BRIT Award pour le 'Meilleur groupe bitannique'. Rien de moins !

    Raison de plus pour qu'ils se produisent non pas une mais deux fois sur la Main Stage de Rock Werchter cette année. Vous pourrez donc les voir le jeudi et le samedi. Le nouvel horaire de Rock Werchter 2015 est dès à présent disponible sur le site www.rockwerchter.be."

  • Le Best Kept Secret Festival aux Pays-Bas: tout est dans le nom !

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    Ce vendredi, pendant que certains fans de métal envahissaient la plaine du Graspop, nous avons décidé d’aller à la découverte du Best Kept Secret Festival. Un festival qui se tient depuis trois ans maintenant dans les bois près de Hilvarenbeek aux Pays-Bas, à quelques kilomètres de Tillburg et à une quarantaine de bornes de la métropole anversoise. Un festival inconnu ou presque par chez nous (du moins au sud de la frontière linguistique) mais qui, édition après édition, réussit se faire un petit nom dans le milieu. 

    Il faut dire qu’il est un peu à part.  De par son cadre tout d’abord. Point ici de prairie cadenassée par des barrières et jonchées de vendeurs de hamburgers ou autres hot-dogs directement sortis du sac congélation. Non, le BSK se trouve au bord d’un lac, en bordure de forêt. Certaines scènes (au nombre de cinq) se situent au sein de cette dernière, les autres … sur le sable de la plage ! Un site pouvant accueillir dans les 15.000 personnes, loin des mastodontes comme Werchter ou le Pukkelpop. Quant à la nourriture, elle y est majoritairement bio. Mais ce n’est pas pour autant qu’on vous oblige à manger de l’herbe. Il y est possible, par exemple, d’avaler des spare ribs (oui, des spare ribs !) ou un pizza cuite au feu de bois devant vos yeux, tout en ayant les pieds dans le sable ou dans l’eau (du lac), le tout en écoutant votre groupe indé préféré du moment.

    Best Kept Secret Festival, The Libertines, Jesus & mary chain, the tallest man on earth, chet faker, Kevin Morby, drenge, fidlar, strand of oaks, earl sweatshirtCar oui, le Best Kept Secret, c’est aussi et avant tout une sélection musicale irréprochable.  A l’image de celui qui a ouvert cette édition 2015 : Kevin Morby. Un nom qui ne vous dit peut-être rien mais qui est assurément un des secrets les mieux gardés de ce qui se fait à l’heure actuelle. On adore les compositions remplies de « Oh oh ooooh » de ce Texan de 27 ans. Ses deux albums, Harlem River (2013) et Still Life (2014), sont deux perles à découvrir de toute urgence. Et au vu de sa prestation de vendredi, on ne saurait que trop vous conseiller d’aussi aller le voir en concert ! 

    Direction ensuite la scène « One », la « main stage » si vous préférez, où se produisent les rockeurs britanniques de Drenge. Ces derniers ont un peu de mal à captiver les festivaliers, malgré les véritables bombes dont regorge leur dernier album, Undertow, sorti voici quelques semaines. Il faut dire qu’il n’est pas encore 16h…

    La claque FIDLAR

    Le temps de parcourir quelques mètres dans une forêt que les organisateurs ont parsemée de … balançoires (à plusieurs places) et de petits bancs, on retrouve d’autres rockeurs, ceux  de FIDLAR.  Ils viennent de Californie et cela se voit au short et à la chemise (hawaiienne) du chanteur Elvis Kuehn.  Ce dernier n’a pas besoin d’un morceau pour se rouler par terre avec sa guitare. Le décor est planté ! Le quatuor joue à 100 à l’heure, une énergie folle se dégage de leur set. Sur le dernier morceau, Elvis demande à tout le chapiteau de s’asseoir (il sera exhaussé à 90%), avant de faire monter musicalement la sauce, jusqu’à une explosion finale qui voit tout le monde se relever d’un bond et commencer à sauter. Une vraie claque à voir sur scène! 

    Place ensuite à la première déception de la journée : Strand of Oaks. Pourquoi est-on déçu ? Parce qu’on adore son dernier album, HEAL, qui nous a accompagnés pendant une bonne partie de 2014 et que le Californien n’arrive pas à reproduire avantageusement sur scène. Dommage… Tant  qu’on évoque ceux qui nous ont déçus, passons à Earl Sweatshirt. On sait que le rappeur américain est du genre glandeur, mou du genou. Sur disque, cela passe bien mais en live,  seul « on stage » avec son DJ, il est du genre puissant somnifère. 

    Best Kept Secret Festival, The Libertines, Jesus & mary chain, the tallest man on earth, chet faker, Kevin Morby, drenge, fidlar, strand of oaks, earl sweatshirtDu coup, après avoir été manger un cornet de frites « bio » et bu un verre sur le bar ... flottant sur lac (si si, on vous jure), on espère se réveiller avec les jeunes branleurs de Liverpool de Circa Waves.  Et on n’est pas déçu ! Cela saute dans tous les sens, c’est plutôt frais. Certes certaines de leurs chansons ne passeront sans doute pas l’été mais en attendant, on ne boude pas notre plaisir.  Kieran Shudall, le chanteur aux faux airs de Max Boublil, et ses copains font le boulot. 

    Place ensuite à l’Australien Nicholas James Murphy plus connu sous son nom de scène, Chet Faker, et son électro downtempo teintée de soul. Un chouette moment (notamment la reprise du tube de 1996 de Blackstreet « No Diggity »), tout comme le set du Suédois Jens Kristian Mattsson, alias The Tallest Man on Earth. Une bonne préparation pour LA claque de la soirée : The Jesus & Mary Chain !  Dès les premières mesures de « Just Like Honey », on a compris : le groupe des frères Reid a vieilli, leur musique pas !  Au menu, l’intégralité de Psychocandy, leur (premier) album culte de 1985. On a droit à un véritable déluge de décibels pendant que la silhouette de Jim Reid se dandine dans un épais nuage de fumée. Du côté du public, cela saute dans tous les sens. Toute génération confondue. Comme chez Tintin, cela va de 7 à 77 ans (ou presque).  Un grand moment dont on se souviendra. 

    Le premier nouveau morceau des Libertines en dix ans

    Avant de reprendre la route, on va se caler sur la grande scène pour voir la tête d’affiche du jour : The Libertines. Au menu, tous les hits tirés de leurs deux albums. Et dieu sait qu’il y en a : « Can’t Stand Me Now », « Time for Heroes », « Up The Bracket », « Death on the Stairs », « What a Waster », …  Complices comme jamais, Pete Doherty (qui a débarqué sur scène en parka)  et Carl Barat (tout en cuire, Union Jack autour du cou)  ont mis le feu. Et puis, en toute fin de set, ils ont aussi offert au public une nouvelle chanson. La première nouvelle composition en dix ans pour les Anglais (leur deuxième disque, The Libertines, date de 2004) : « Gunga Gin ». « Je voudrais bien vous interpréter un nouveau morceau mais d’autres ont dit qu’il ne fallait pas le faire tant que notre prochain album n’était pas sorti... » avait glissé Pete en fin de set. Avant d’ajouter : « On va quand même vous en jouer une petite. Mais fermez vos téléphones portables, c’est un secret. »  C’était même le Best Kept Secret, Pete ! Et on y reviendra. 

    > Julien Carette

    NB: Le Best Kept Secret Festival se tient sur trois jours. Ces samedi et dimanche, on retrouvait notamment Noel Gallagher's High Flying Birds, A$AP Rocky, Ride, Death Cab For Cutie, The Vaccines et une kyrielle de jeunes groupes prometteurs.  

  • Les premiers noms du Sonic Visions 2015 viennent de tomber et c'est du lourd: Death Cab for Cutie, AaRON, Alabama Shakes, ...

    Unknown.pngLa huitième édition du festival Sonic Visions se tiendra en novembre à la Rockhal à Esch-sur-Alzette. Et vu les premiers noms proposés ce vendredi, le constat est simple: une fois de plus l'affiche proposée par la salle luxembourgeoise vaudra le déplacement. 

    Les fans de musique indépendante et de découvertes vont être servis avec quelques noms ronflants et d'autres jeunes loups dont les sites branchés sont déjà accros. Dans la lignée de précédentes éditions qui nous avaient permis de voir/découvrir Metronomy, The XX, Sigur Ros, Angus & Julia Stone, Oscar & the Wolf, C2C, St Vincent, Asgeir, Benjamin Clementine, Courtney Barnett, Kwabs, ...

    1236614_790053464386214_7433502541568446731_n.pngCette année, vous aurez droit aux légendaires Américains de Death Cab for Cutie, les rockeurs américains d'Alabama Shakes, aux Français d'AaRON, au Suédois José Gonzalez, à notre chouchou Tobias Jesso Jr et à Michaël Kiwanuka et son incroyable voix.

    Sans oublier les grands espoirs Flo Morrissey et Josef Salvat.

    Le prodige américain Son Lux, dont le nouvel album sort ces jours-ci, sera, lui aussi, de la fête, tout comme Fakear, nouveau phénomène de la scène électro française. Enfin, Les Néerlandais Kensington, le Danois Alex Vargas ainsi que les Luxembourgeois Mutiny On The Bounty, Seed To tree et Monophona complèteront l’affiche. 

    En tout, une petite vingtaine de noms ont été annoncés ce vendredi. La programmation définitive sera connue en septembre, avec normalement encore quelques belles surprises à découvrir.

    Un festival qui se tiendra les 13 et 14 novembre, mais une journée "métal" devrait être déjà programmée le 12. 

    Dans le même ordre d'idée, une soirée warm-up est également prévue, le 6 novembre, avec à l'affiche Son Lux et Josef Salvat. Une très belle mise en bouche avant un menu des plus copieux.

    >J.C. 

  • Glastonbury ne remplace pas Foo Fighters par une autre tête d'affiche. Et à Rock Werchter?

    florence-and-the-machine-press-2015-billboard-650.jpgRock Werchter n'a pas encore annoncé qui remplacera les Foo Fighters en tant que tête d'affiche du jeudi 25 mai.

    En Angleterre, par contre, selon le bien informé NME (New Musical Express), Glastonbury ne remplacera pas la bande à Dave Grohl (qui devait jouer le lendemain) par un autre "headliner". C'est Florence + the Machine, qui devait jouer juste avant les FF, qui a été promu tout en haut de l'affiche du vendredi 26 juin. Apparemment un nouveau groupe/artiste apparaîtra bien dans la grille horaire mais plus bas au sein de celle-ci. Ce qui laisse à penser que les organisateurs n'ont pas trouvé de remplaçants à la hauteur des Foo Fighters...

    Reste à savoir si Rock Werchter fera la même chose. Car chez nous aussi, Florence + the Machine est au menu de ce jeudi 25 juin.

    >J.C.