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  • Two Gallants, une machine bien huilée

    "Derniers tickets" annonçait le site du Botanique lundi sur la page du concert de Two Gallants, prévu le soir même à l'Orangerie. Après la prestation bien inspirée du duo californien, on espère qu'ils ont trouvé preneur...

    Arrivée juste entre les deux concerts, pas eu moyen de voir la prestation du British Theo Verney en première partie. La musique d'interlude passe toujours dans les baffles quand Adam Stephens le chanteur-guitariste et Tyson Vogel le batteur-choriste foulent la scène de l'Orangerie et entament sans fioriture "My Love Won't Wait", issu de leur avant-dernier album "The Bloom and The Blight" en 2012. Malgré la sortie il y juste un mois de leur 5e opus ("We Are Undone"), les deux gaillards se sont d'ailleurs autorisés de nombreux bonds dans leur déjà belle discographie.

    two gallants,botanique

    Comme à leur habitude, ils ont offert un bel équilibre entre un rock tantôt blues (chaque apparition de l'harmonica suscitant des applaudissements dans le public) tantôt trash. "We Are Undone" et "Some Trouble" continuaient sur cette dernière lancée avant un petit creux au niveau de l'intensité au milieu du set. Rien de grave toutefois, "Fools Like Us" et surtout "Halcyon Days", avec Adam poussant sa voix plaintive au maximum, relançant l'intérêt avant le rappel. 

    Le public se voulait participatif mais se heurtait sur un Tyson Vogel très zen qui rigolait quand même en disant "I really appreciate your faith!" à l'adresse d'un fan l'apostrophant sur Paul Mc Cartney et d'autres choses inaudibles. Il retrouvait son compère près du micro pour "Broken Eyes" et assénaient ensuite un "Incidental" brut. Un magnifique "Waves Of Grain" s'élevait lentement pour terminer les nonante minutes (avec les arrêts de jeu) du concert... >Ph.S. 

     


     

     


     

     

  • Les multiples facettes de Mochélan

    Avec un premier full album sorti il y a quelques semaines, Mochélan Zoku sera la tête d’affiche de la soirée de lancement du festival Lezarts Urbains la semaine prochaine au Botanique. Rencontre bien sympa avec les têtes pensantes du projet, en continuel mouvement et recherche artistique.

    Lorsqu’on arrive au Botanique pour l’interview programmée à dix heures, on y croise des "hommes pressés", Pierre Kroll et Philippe Maystadt… Nous ne sommes pourtant pas là pour la conférence de presse de la fondation "Ceci n'est pas une crise", mais pour rencontrer Simon Delecosse, aka le rappeur carolo Mochélan (à droite sur la photo). Avec son pote et compagnon de création Rémy «Rémon Junior», il évoque ce «Image A La Pluie» qui les occupe maintenant.

    Mochélan,Botanique,

    "Nous avons une nouvelle formule à quatre, avec Alix à la batterie et Mr Massa à la basse. Ces dernières années, on a collaboré avec pas mal de gens différents, ça a pris du temps pour réaliser un ensemble parfaitement réfléchi. On peut parler d’ «apprivoisement artistique» et de vrai travail de groupe."

    "On a presque réécrits tous les textes par rapport à la première version en été 2013 », renchérit Rémon Junior, à gauche sur la photo. «On a repassé plusieurs couches, comme quand on a eu ce trip japonais (ndla: d’où l’ajout de «Zoku», «famille» ou «tribu» en japonais) entre nous et que j’ai ajouté des bruits de manga! On est très satisfait d’avoir créé un ensemble aussi cohérent."

     

    Vs. Suarez et les Girls aux Octaves de la Musique

    Un album de seize morceaux, tantôt humoristiques tantôt plus graves, construits avec beaucoup de sincérité. Une réussite, tout comme l’était leur précédent projet à deux, «Nés poumon noir», une pièce de «théâtre musical» basé sur Charleroi et ses habitants, qui a reçu le Sabam Award francophone en 2014.

    "Héhé, je me demandais quand on allait y venir", s’exclame Mochélan. "C’était un projet totalement différent, dont nous avons donné plus de 70 représentations, à Avignon et au Théâtre National notamment: probablement un record pour des rappeurs! Sur «Nés poumon noir», nous avons appris différentes techniques scéniques que nous avons mis au service du Zoku, dans le but justement de travailler autrement. Rémon et moi-même avons déjà beaucoup joué ensemble et nous avons inscrit les deux nouveaux membres dans la continuité. Nous sommes très fiers du résultat." 

    mochélan,botanique

    Et même s'ils ne recherchent pas les spotlights à tout prix, les voir nommés pour deux Octaves de la Musique dans les catégories «Musiques urbaines» et «Artiste de l’année» leur fait plaisir.

    "C’est clair, même si on ne se fait pas trop d’illusions face aux Girls In Hawaii ou Suarez", rigole Mochélan. "Mais ça prouve que ce jury de professionnels nous a choisi sur des critères purement artistiques, et pas seulement sur le nombre de views sur Youtube. De nombreux programmateurs d’événements musicaux sont trop influencés par internet."

    Et d’embrayer avec sa vision claire sur la situation actuelle du rap en Belgique et en France. "Nous, on a compris qu’on ne ferait pas un max de tunes en faisant de la musique, contrairement à une grosse partie de la scène rap dont on se sent fort éloigné. Le rap actuel tourne en rond et les principaux acteurs ne s’en rendent pas compte.Pire, ils portent des œillères, alors que le hip-hop à la base prône l’ouverture. Ce sectarisme est vraiment triste. Heureusement, il existe encore des gars comme Veence Hanao ou Romeo Elvis qui possèdent une réelle démarche artistique." 

    mochélan,botanique

    Une manifestation comme le Lezarts Urbains, qui propose concerts, spectacles et rencontres hip-hop jusqu'à la fin du mois de mars, remporte donc toute leur sympathie.

    "D’autant que cette organisation a aidé à un moment donné de leur parcours tous les artistes qui seront à l’affiche", poursuit-il. "On a déjà présenté l’album à Charleroi et à Farciennes mais c’est tout. On va se donner à 1000%, on adore la scène. On veut que les gens bougent tout en gardant notre marque de fabrique: raconter une histoire du début jsqu’à la fin."

    "On espère beaucoup de monde", sourit Frémon. "Tous les copains de Bruxelles, où nous habitons tous les deux (ndla: lui-même est originaire de Guingamp), devraient venir. On compte sur le bouche-à-oreille, car un tel festival annuel de hip-hop à Bruxelles, c’est à voir. Surtout dans une si belle salle comme La Rotonde."

    >Philippe Sadre

     

    En concert: le jeudi 5 mars au Botanique pour l'ouverture du Festival Lezarts Urbains, avec également Ypsos, Nelsun et Jack.

  • Alerte concert: des news au Botanique, à l'Ancienne Belgique, à la Rockhal et à l'Atelier

    rae1.jpgQuelques chouettes news concerts sont tombées ces dernières heures, on fait le point: 

    Au Botanique (à Bruxelles): le 10 avril prochain, la salle bruxelloise accueillera la nouvelle petite merveille anglaise soul-electronica Kwabs. Ce sera l'occasion de le voir à l'oeuvre avant la sortie de son premier album, en mai et certainement sa révélation mondiale tant son talent paraît immense. 

    14 jours plus tard, ce sera au tour des rockeurs de Drenge de débarquer. Eux aussi avec un nouvel album sous le bras. 

    On n'oubliera pas, non plus, de citer la Scandinave Tove Lo (le 11 avril) et les champions anglais de l'électro de Hot Chip (le 17 mai).

    A l'Ancienne Belgique (à Bruxelles): Les Canadiens de Viet Cong, un des groupes les intéressants du moment, oscillant entre rock et post-punk, sera, lui, à Bruxelles le 23 mai. La nouvelle merveille électro-pop anglaise Rae Morris sera, elle, de passage le 15 mars. 

    A la Rockhal (à Esch-sur-Alzette):  La même Rae Morris sera le lendemain (le 16 avril) au Grand-Duché de Luxembourg. 

    A l'Atelier (à Luxembourg): Fin juin, Damian Marley, le plus jeune fils de Bob, sera sur la plaine de Rock Werchter. Quelques jours plus tard, le 13 juillet, il sera à Luxembourg pour un concert bien plus intimiste. >J.C.

  • Recorders a fait sautiller la Rotonde

    Un premier full album ("Above The Tide") sous le bras, Recorders continue d'écumer les scènes belges avec son rock alternatif sautillant. Ce samedi soir, c'est la Rotonde du Botanique qui affichait complet pour le quintet, qui a fait de cette "première date en tête d'affiche" une belle fête.

    Trois EP, un album donc et de nombreuses dates depuis sa création en 2006; on peut dire que Recorders n'a pas chômé ces dernières années. Jolie récompense: une Rotonde complète en ce début 2015. Et on sent directement la bonne humeur générale gagner la salle au son de leur indie-rock colorée et plutôt inspirée. recorders,birdy hunt,botanique,rotondeEvidemment, on pourrait reprocher que les influences submergent un peu trop la création propre (un groupe comme Foals n'est jamais loin, voire tout proche, et pas que dans le look du chanteur), mais Recorders a enregistré ces fameuses influences avec intelligence et les retranscrit avec verve. Les morceaux connus font plaisir et les deux inédits sont de belles surprises. En fin de set, Barry "Fratelli" Wallace (du groupe écossais du même "nom avec un "s"", qui a partagé avec Recorders son producteur-mixeur et même la scène le temps de quelques concerts en Angleterre, à gauche sur la photo) prend la basse puis la batterie lors du rappel pour clôturer la soirée en beauté. 

    En première partie, Les Français de Birdy Hunt avaient quant à eux la reçu la mission de chauffer la Rotonde. En gros, un groupe pop-rock qui a pour lui des chansons bien travaillées et formatées bande FM, mais contre lui une attitude "boys band" qui peut tourner au désagréable selon les affinités. Finalement, tout ce petit monde prolongeait la fête dans un bar un poil branchouille de la capitale, avec Barry balançant de bons sons rock british un mojito à la main. Santé! >Ph.S.

     

  • Flying Lotus au Botanique et à la Rockhal

    Flying-Lotus-Youre-Dead.jpgFlying Lotus, de son vrai nom Steven Ellison, est un des producteurs électro les plus cotés de ces dernières années. Thom Yorke, le leader de Radiohead, n'a, par exemple, jamais caché son admiration pour lui.

    Son cinquième album, You're Dead, est sorti voici quelques jours et il a droit à une presse dithyrambique. Flying Lotus l'emmènera en tournée. Et celle-ci passera par chez nous. Le 15 avril au Botanique et le lendemain à la Rockhal à Esch-sur-Alzette au Luxembourg. 

  • Deux dates pour Milky Chance, une pour Nick Mulvey

    le-premier-album-de-milky-chance-sadnecessary.jpgLes Allemands de Milky Chance et leur tube "Stolen Dance" seront de retour chez nous très bientôt. Ils passeront le mercredi 11 février. Les préventes démarrent ce mercredi 17 septembre à 11 heures à l'Ancienne Belgique à Bruxelles, puis le 15 février à la Rockhal d'Esche-sur-Alzette.

    L'Anglais Nick Mulvey sera, lui, le mardi 25 novembre au Botanique.

  • Nuits du Bota (J3): Pas de panne d'électro à l'Orangerie

    La soirée consacrée au label "Naïveté Disco" avait été déprogrammée du Chapiteau pour faire place à Mac DeMarco et à la révélation belge Mountain Bike notamment. On ne peut pourtant décemment pas parler de "soirée dévaluée". Une chose est sûre, avec quatre concerts au programme, les artistes devaient entrer directement dans le vif du sujet.

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    Allons-y donc avec les jeunes gens de Samaris. Fans de Panini, non, il ne s'agit pas du joueur grec numéro 212 de votre collection "Coupe du Monde 2014". Ces Islandais ont mis sur pied un concept original, mettant en valeur des poèmes locaux du 19e siècle sur un fond unissant l'électro à la clarinette. Cette dernière apporte un côté apaisant à des beats plutôt atmosphériques voire inquiétants.

    Malgré un lightshow minimaliste, les deux musiciens et la chanteuse captent directement l'attention avec simplicité et de fraîcheur même quand la chanteuse Jófríður Ákadóttir (on a essayé sans copier-coller) évoque les frites, les gaufres et la Westmalle comme souvenirs de leur premier passage en Belgique. Espérons pour eux et pour nous qu'il y en ait d'autres!

    De la fraîcheur, il y en avait nettement moins lors de l'apparition sur scène de Thomas Azier. Le compteur de décibels s'est certainement affolé au moment où le Néerlandais basé à Berlin et son comparse ont fait déferler une musique se voulant industrielle mais enrobée d'une prestation surjouée. A ce niveau, collaboration avec et son passage en première partie du même Stromae lui a certainement apporté une base de fans en Belgique. Par contre, le visuel, rempli de feu et d'acier, a bien rempli son rôle.

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    On atteint également un autre degré quand les jumelles de Say Lou Lou débarquent dans une Orangerie (très) gentiment remplie, tant Elektra et Miranda Kilbey, bientôt 23 ans, débordent de sensualité. La blonde et la brune proposent une pop surfant parfaitement sur leur ADN mi-suédois mi-australien. En frôlant (juste...) les bords de la caricature, on dirait qu'ABBA s'est mélangé à Natalie Imbruglia.

    Certains refrains semblent un peu trop formatés "X-Factor" mais l'ensemble laisse un goût fort agréable dans les oreilles. A l'instar du single "Julian" qui révèle un côté plus mystérieux. Et puis, on aime leur côté espiègle quand elles nous expliquent s'être brûlées les joues en s'endormant au soleil dans le parc du Botanique ou quand Elektra chipe le verre de whiskard des mains de Miranda...

    La soirée se clôturait avec le trio mancunien We Have Band, qui a récemment sorti "Movements", son troisième album. Alternant voix féminine et masculine, le groupe déploie une belle énergie qui amène le petit paquet de fans juste devant eux à rapidement sautiller. Des singles comme "Where Are You People?" ou "Someone" sont irrémédiablement catchy et mis en valeur par une setlist intelligente. C'est comme si les sonorités 80's qu'on pense reconnaître étaient bourrés de petite pilules "rock", mais parfois un peu trop de la même couleur. Le dansant "You Came Out" voit les Anglais quitter la scène pour revenir pour un petit rappel et des applaudissements mérités.

    Bref, de la pêche à défaut d'une claque.

    > Philippe Sadre

    (Suite à un problème technique, cette chronique n'a pu être placée en ligne le lendemain de la soirée, désolééé!)


  • Nuits Bota (J2): La fragilité de Cat Power

    L'Américaine lançait hier à Bruxelles sa tournée européenne "solo", moins d'un an après avoir présenté à l'Ancienne Belgique son neuvième album studio "Sun". Une soirée en contrastes.

    En lever de rideau, Appaloosa, un binôme électro franco-allemand dont seule la première partie était présente sur scène, sous la forme de la chanteuse Anne-Laure Keib. Une pote à Cat Power dans le New-York du début des 90's, quand les deux partageaient un logement et n'avaient pas beaucoup de sous. Une amitié qui a perduré et qui a déjà vu Appaloosa jouer auparavant en première partie de l'Américaine.

    Seulement voilà... Voix plus qu'incertaine, gestes maladroits... Même lorsqu'elle déclare être plus à l'aise après trois-quatre morceaux, on n'y croit pas trop. "Forever is a long time" a-t-elle glissé: pour les spectateurs aussi apparemment vu les applaudissements nourris qui ont suivi l'annonce de la dernière chanson. Elle a tout de même remballé son laptop avec un sourire et quelques encouragements.

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    Des prestations chaotiques, Chan Marshall aka Cat Power en a livré pas mal, avant de se forger une meilleure réputation scénique ces dernières années. Son entrée en scène laisse pourtant craindre le pire, entre les deux minutes prises pour régler la sangle mal placée de sa guitare et les premiers "Sorry" d'une très longue série. "Thank you for supporting me" dit-elle d'un ton mal assuré au public, qui l'encourage avec retenue.

    Ce concert en solo (2/3 à la guitare, 1/3 au piano) s'adresse bien en premier lieu aux fans, qui semblent ravis de voir leur idole malgré ses nombreuses approximations et monologues sur un accord raté ou sur le son. Heureusement, elle garde pour elle un catalogue de qualité et, lorsqu'elle n'interrompt pas ses chansons pour mille et une raison, on a droit à des versions prenantes de "No Matter", "Names", "Bully" ou "Sea of Love". De nombreux artistes ne la citent pas en exemple pour rien, tant ce combo voix/musique, même en version minimaliste, peut donner de l'émotion. "Je voudrais bien la faire celle-là" a-t-elle lancé en introduction de "The Greatest". Mission plutôt réussie.

    Après une heure quarante-cinq de concert où elle semble s'être battue pour offrir un ensemble le plus cohérent possible au public, elle termine avec une petite ritournelle commençant par "Framboise je t'aime" qu'elle jouait "dans les rues à Paris en faisant la manche". Les lumières se rallument, la musique sort des haut-parleurs dans la salle. Et là, ça en devient presque touchant: elle reste sur scène, fragile, limite hébétée, pour distribuer lentement sa setlist et des roses blanches aux spectateurs qui, en échange, lui offrent du chocolat et des mots affectueux. On croit avoir décelé des larmes, mais rien n'est moins sûr dans cette drôle de soirée dont on se souviendra.

    > Philippe Sadre


  • BRNS balance un premier extrait de son album

    BRNS-500x400.jpgAprès un EP qui a fait sensation en Belgique comme en France (voire un peu partout en Europe), les Bruxellois de BRNS publieront leur premier album, Patine, le 25 août. 

    En attendant, ils ont balancé un premier single, "Void". Ce dernier est déjà dispo sur iTunes et sortira en version vinyle le 19 avril lors du Record Store Day.

    BRNS sera aussi en concert le 16 mai au Botanique (mais c'est déjà complet) et le 28 avril à la Rockhal à Esch-sur-Alzette. 


  • Maximo Park en interview : "La tournée qui débute ce lundi à Bruxelles nous excite"

    Maximo Park.jpgMaxïmo Park a une grosse actu en ce moment: leur nouvel album (le cinquième) est sorti voici quelques jours et une grande tournée débute. Le groupe de Newcastle sera à Bruxelles ce lundi soir et au Luxembourg (à la Rockhal) le 24 février.  Le chanteur, Paul Smith, nous a accordé une interview voici quelques jours. A lire ci-dessous.

    Paul, les deux premiers singles de votre nouvel album Too Much Information, "Brain Cells" et "Leave This Island", étaient très calmes, sombres et électroniques. Cela avait de quoi décontenancer un peu votre public...
    Oui et non. En sortant d’abord ces deux premiers morceaux, on voulait surtout attirer l’attention
    sur notre capacité à faire autre chose que du rock à guitares.
    Pour ceux qui ne nous connaissent pas, ces morceaux peuvent être une porte d’entrée intéressante vers notre univers. Et pour nos fans, c’est l’occasion de nous découvrir différemment.
    Vous n’avez pas peur de dérouter les fans ?Maximo-Park album.jpg
    Non. Je crois qu’il est important d’essayer de faire de nouvelles choses. On avait envie de changement. Mais que les fans se rassurent : l’album est très diversifié… On continue à faire du Maxïmo Park !
    Vous n’en avez donc pas marre des guitares…
    Non, pas du tout ! Certains morceaux sont même très rock, limite punk. L’album est très éclectique. Nous écoutons tous des choses très différentes. Dans Maxïmo Park, certains aiment la musique électronique, d’autres écoutent de la techno, d’autres encore de la country ou du rock… Bref, le
    disque est un mélange de toutes ces influences. Personnellement, j’ai même écouté les Pet Shop Boys durant l’enregistrement !
    Vous êtes réputé pour être un groupe très « littéraire », limite intello…
    Oui, c’est vrai qu’on lit beaucoup.  Pour ma part, cela influence les textes que j’écris. Durant l’enregistrement du disque, j’ai beaucoup lu Don DeLillo par exemple. C’était très inspirant !
    À quoi fait allusion le titre de l’album, Too much Information ?
    Justement, au fait que nous soyons très bavards dans nos paroles… Pour certains, faire de la
    musique pop avec de vraies paroles, c’est « trop d’informations »… C’est cela que traduit ce
    titre.
    De tous les groupes qui incarnaient le renouveau du rock anglais au début des années 2000, vous êtes l’un des rares survivants, avec Franz Ferdinand… C’est quoi, votre secret pour durer ?
    Dans Maxïmo Park, il n’y a pas de leader. C’est une vraie collaboration entre nous, tout le monde s’implique, tout en gardant sa liberté d’aller vers des horizons différents. On ne fait pas de plan de carrière, on n’exploite pas un filon, et au final on continue tout simplement à aimer ce que l’on fait.
    La tournée débute en Belgique et au Luxembourg. Excité ?
    Bien sûr ! Vous aurez la primeur de notre tout nouveau show! Pour l’instant, nous n’avons joué les nouveaux morceaux que pour des radios anglaises… Mais on sait que l’ambiance est bonne au Luxembourg, nous sommes impatients de voir ce que cela donne !
    Pas trop difficile de reproduire les sonorités électroniques des nouvelles chansons sur scène ?
    C’est vrai que tant qu’on est en studio, on ne pense pas à cela. On se contente de faire les meilleures chansons possibles, mais on ne pense pas à comment elles vont sonner en live ! (rires) Mais il y avait déjà des claviers sur scène, des boîtes à rythme, etc. Une chose est sûre : nos concerts resteront très énergiques !

    Interview réalisée par Romain Goffinet