Sudpop - Page 11

  • Insecte: " On essaie de casser notre image trop sérieuse"

    Ils sont Parisiens, mais sont tous établis à Bruxelles et viennent de sortir leur premier EP ("Un", en téléchargement sur toutes les plateformes) sur le net. Propulsé vers l'avant suite à la victoire au concours "Du F. dans le texte", Insecte est en train de s'installer confortablement au sommet de la scène bruxelloise un peu barrée, aux côtés de Robbing Millions et Le Colisée... Insecte2.jpg

    Le groupe s'appelait d'abord... Inceste. C'était à ce point lourd à porter?

    Louis: "C'est Yerko qui avait trouvé ce nom. On trouvait que c'était provoc', et que ça tapait bien. Puis, on s'est quand même demandé comment les gens allaient l'accepter. On allait forcément nous poser des questions, nous interroger sur notre univers, alors qu'on n'avait pas nécessairement de réponse. On a finalement juste décidé de changer deux lettres. Si ça avait été totalement assumé, à la limite, mais ce n'était même pas le cas."

    Oscar: "J'ai ressenti que certains ne trouvaient pas ça drôle du tout. Je me suis dit qu'on se mettait des bâtons dans les roues. Il y a trop de gens que ça dérangeait."

    Le titre de l'EP est, lui, on ne peut plus minimaliste...

    Louis: "Nous sommes des gens assez simples en fait. On essaie de casser notre image sérieuse, et de déconner."

    Oscar: "C'est notre premier EP, et les morceaux qui sont dessus n'ont pas nécessairement de lien entre eux. Cela nous semblait symbolique comme titre. Et le deuxième, qui sortira prochainement, s'appellera... "Deux". On a opté pour la stratégie de l'EP pour ne pas griller toutes nos cartouches d'un coup. On veut se faire connaître petit à petit."

    Oscar, tu écris exclusivement les paroles. Quelles sont tes inspirations?

    Oscar: "Au niveau de l'écriture, j'aime bien un mec comme Bashung. J'aime bien l'idée d'écrire des trucs dont on ne pige pas grand chose. Ca reste assez mystérieux et imagé. J'aime bien cette liberté, qui permet à l'auditeur d'avoir une interprétation particulière. Je j'écris pas forcément très bien, et c'est pour ça que je tends vers ça. C'est à l'opposé de la littérature, je n'ai aucune envie de raconter une histoire avec un début et une fin. Il y a un côté chaotique et absurde qui me plaît. Je me suis rendu compte que j'ai toujours écouté de la musique sans comprendre les paroles et sans même m'y intéresser. Des fois, il y a même des trucs en français que je ne cherche même pas à comprendre. Je suis plus intéressé par le son des mots et les mélodies, moins par le sens."

    Avoir gagné le concours "Du F. dans le texte", ça vous a apporté quoi?

    Oscar: "Des dates surtout, une résidence à l'Eden de Charleroi et du coaching. Et on a gagné de l'argent!"

    Louis: "Le groupe avait commencé à trois dans le salon. Puis, on a bossé dans une cave sur un seul ampli, avec une batterie électrique qui avait des faux-contacts. C'était vraiment roots au possible. Avec l'argent, on a acheté du matos et ça nous a permis d'avoir une meilleure qualité de son. Cela nous a permis d'y croire aussi. On ne mise pas tout là-dessus mais, sans ce concours, ça n'aurait peut-être pas été la même chose. "

    Oscar, on compare souvent ta voix à celle de Laurent Voulzy. Pourtant, ce n'est pas du tout une source d'inspiration...

    Oscar: " Les gens y font surtout référence par rapport au morceau "Fil d'eau - - Fil d'air". J'avoue que je n'arrive pas à faire le rapprochement. Mais bon, ça ne me dérange pas."

    > Une interview de Christophe Van Impe

     

  • Archive (le 28 novembre au Cirque Royal) en état de grâce chez Pias


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    Les membres d'Archive dorment-ils de temps en temps? Vu leur rythme, on peut en douter. Avec "The False Foundation", les Britanniques viennent de sortir leur troisième album en trois ans. Si on ne tient pas compte des EP, des compilations et des "live", il s'agit déjà de leur dixième production studio. Ils ont qui plus est pris la très bonne habitude de déstabiliser leurs fans en prenant à chaque fois des directions différentes. Les mélodies pop de "Restriction" se sont cette fois envolées et évaporées, et on est de retour à des morceaux bien plus sombres et moins faciles d'accès. "Bright Lights" a en tout cas le potentiel pour devenir un classique. A l'occasion de la sortie de cet album, Archive était de passage à Bruxelles mercredi. Devant une poignée de chanceux, et à trois (Darius Keeler, Pollard Berrier et Dave Pen) ils ont interprété huit morceaux en formule acoustique dans les bureau de Pias. Rien de plus qu'un piano, deux micros, et quelques fauteuils autour et c'était parti pour une petite heure de pure magie. Ils se sont évidemment concentrés sur leur actualité avec "Bright Lights", "Shiver" (sur "Axiom", sorti en 2014), "Sell Out", "Splinters", "Distorted Angels" (sur "Axiom") et "The Weight of the World" mais en n'oubliant pas d'offrir de sublimes versions de "Bullets" et "Again". Un très grand moment...

    > Christophe Van Impe

    Archive sera de passage pour la troisième fois au Cirque Royal le 28 novembre.


     

  • Daran, sa tendresse et sa guitare vous attendent au Reflektor

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    Si pour vous, il n'y a pas que le football dans la vie. Si ce vendredi, vous cherchez quelque chose de mieux à faire que de regarder Belgique - Bosnie à la télévision. Si vous souhaitez passer une superbe soirée avec un artiste accompli qui vient vous présenter son album ultime, celui qu'il rêve de faire depuis des années.

    Si simplement vous avez envie de passer la soirée avec Daran, alors prenez le chemin de la Cité Ardente ce vendredi et rendez-vous au Reflektor, ce dernier vous y attendra. Il sera là pour vous présenter son dernier album: "Le monde perdu", sorti en mars 2015.

    Ce dernier opus, acoustique, avec la seule présence d'une guitare et d'un harmonica, est décrit par Daran comme étant "le projet qu'il a toujours rêvé de faire". Nous sommes bien évidemment à des kilomètres de "Daran et les Chaises", ce groupe de rock des années 90 qui s'est séparé en 1995. Mais si la douceur, l'amour et la sensibilité sont vos maîtres-mots, vous savez quoi faire ce vendredi.

    Daran se présentera à vous ce vendredi 7 octobre, dès 19H30. Tickets sur www.reflektor.be

    Florian Holsbeek

  • dEUS s'offre un dernier concert avec le line-up actuel

    --Tom_Barman--,_lead_singer_for_dEUS.jpgPas de panique, nous ne vous annonçons pas la fin de dEUS. Mauro Pawlowski, guitariste aux côtés de Tom Barman depuis près de 12 ans, a décidé de quitter le groupe anversois en début d'année prochaine. Ne se sentant plus en harmonie avec les autres membres du groupe, il affirme dans Knack que "cette décision n'était ni brusque, ni forcée".

    dEUS a donc décidé de dire au revoir à Mauro Pawlowski lors d’une fête inoubliable à Anvers. Le groupe se produira pour la dernière fois avec Mauro à la guitare à la Lotto Arena le vendredi 10 février. Après quoi, dEUS partira à la recherche d’une nouvelle composition de groupe.

    La prévente de ce dernier concert  avec Mauro démarre ce vendredi 7 octobre à 13h. Les tickets (frais de réservation inclus) seront au prix de 43 euros

    Vous pourrez réserver les tickets sur le site officiel de la Lotto Arena ou sur Teleticketservice.com 

    Si vous êtes sur une autre planète depuis plus de 15 ans, dEUS en concert, c'est ça:

    Florian Holsbeek

  • "Echo", l'album fort attendu de Bazart


    bazart,chaos,goud,echo,abLa nouvelle sensation du Nord du pays sort aujourd'hui en version digitale "Echo", son premier album. Une electro-pop in het Nederlands aux atmosphères troubles par trois jeunes gars issus d'Anvers et de Gand.

    Le trio, affichant 23 ans de moyenne au compteur, a entièrement auto-produit cet album.  La presse a directement mis en avant une filiation avec Oscar & The Wolf, mais leurs beats inquiétants, portés par des paroles et une voix un peu torturées, méritent bien plus qu'une simple comparaison.

    Bazart est en effet en train de multiplier les "performances" de haut niveau: le single "Goud" a battu la semaine dernière le record de nombre de semaines passées dans le top 10 de l'Ultratop 50, le hit-parade côté néerlandophone. Ou par exemple leur date (le 1er avril prochain!) à la Lotto Arena remplie en un clin d'oeil. De quoi annoncer aujourd'hui une deuxième date dans la même salle, un jour avant. Sans oublier plusieurs AB complètes en 2016 déjà.

    On conseille aux personnes imperméables au néerlandais de tenter quand même le coup: la langue de Vondel colle  parfaitement à cette ambiance particulière, comme dans ces deux gros singles radiophoniques ci-dessous. Avec en prime un demi "plan langues".  >Philippe Sadre

    (Photo: @Athos Burez)

  • Bastian Baker: "Avant j'écrivais les histoires d'amour de mes potes, cette fois c'est la mienne"

    L'été pointait le bout de son nez lorsque nous avons rencontré Bastian Baker à Bruxelles. Alors que l'Europe entière se passionnait pour le Championnat d'Europe de football, le Suisse n'avait d'yeux que pour la Stanley Cup, finale du championnat nord-américain de hockey sur glace, sport qu'il à pratiqué à un certain niveau. Mais le chanteur, passé par le jury de The Voice Belgique, a embrassé la carrière de chanteur et nous présente son nouvel album, plus intime que jamais.

    Bastian, depuis quelques années le succès est au rendez-vous. Est-ce que cela n'a pas été un peu vite?

    Bastian1.jpgBastian Baker: "Je dois dire que je le vis bien (rires), je suis dans une bonne période, une période d'hyper-créativité. C'est mon troisième album, je suis tout le temps en train d'écrire et je cherche des nouvelles musiques, des nouvelles collaborations. C'est frais, c'est cool. C'est pourtant une reprise (Hallelujah de Jeff Buckley) qui m'a fait connaître en France quand on y pense, mais cette chanson a une histoire magnifique."

    Voici donc ton cinquième album, Facing Canyon. Un titre un peu énigmatique?

    B.B.: "J'aime quand les gens se posent des questions à propos des titres des chansons ou des albums. Pour le coup, je suis parti avec des potes dans un van, dans l'ouest américain. J'avais pris des démos avec, qui allaient très bien avec les longues routes américaines, et mes potes ont été très critiques avec mon travail. Puis au bout, il y a eu ces grandes falaises, présentes depuis des milliers d'années, qui te font prendre conscience de l'immensité du truc. Ca fait réfléchir."

    Certains titres de l'album font réfléchir aussi...

    B.B.: "Tu veux certainement parler de "Charly from Sydney". C'est ma première chansons qui traite de l'actualité. Je me souviens parfaitement des deux évènements, où j'étais. Lors de l'attaque de Charly Hebdo j'étais à Las Vegas, et lors de la prise d'otages de Sydney j'étais en Islande, là où il ne se passe jamais rien. Il y a un côté "random" dans ces attentats, être à la mauvaise place au mauvais moment. C'est le thème de mon texte, cette part de hasard qui fait que tu es en vie ou pas. Ce qui est touchant, c'est que lorsque je chante cette chanson en concert, tout le monde se tait."

    Lorsqu'on est chanteur, on pense forcément à l'attaque du Bataclan?

    B.B.: "C'est clair que oui. Tu sais depuis cette date, dès que j'arrive dans une salle de concert, je regarde les sorties de secours. C'est le climat de terreur qui s'est installé. Et je connais le terrorisme, je l'ai étudié à l'école, le comment du pourquoi de ces actes. Cela me touche donc un peu plus, car je connais un peu l'envers du décor."

    Dans cet album, on peut lire dans ta vie comme dans un livre ouvert

    B.B.: "Clairement. D'ailleurs depuis quelques temps les gens me croisent dans la rue et me disent: "Tracasse pas, ça va aller", ils ont de la peine pour moi. Dans l'esprit du public, je suis un peu l'éternel célibataire. Mais j'ai pourtant rencontré une superbe femme, actrice, polyglotte, intéressante, belle à en mourir. Nous n'avons pas rompu, mais simplement on a regardé nos agendas et on a bien vu qu'on ne se verrait pas avant Noël. C'est la vie. Avant j'écrivais les histoires d'amour de mes potes, cette fois c'est la mienne."

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    Et dans ces chansons, tu laisses ressortir ta tristesse?

    B.B.: "Oui mais pas que. Dans "I Want You", je me moque ouvertement de ma tronche et de cette situation qui est à l'inverse de ce que je peux connaître. J'étais là, à courir après elle, à lui servir à boire, à lui faire une omelette. J'étais le guignol de service."

    Le titre "Tattoo On My Brain", c'est tout de même un crève coeur?

    B.B.: "Oui, c'est la pire, la plus triste et celle qui exprime le mieux ce que je peux ressentir. Il y a "White Room" aussi, où je parle des rêves que je fais d'elle. Si je lui ai fait écouter les chansons avant de les mettre dans l'album? Oui, bien sûr, il y en a même que j'ai pu écrire à côté d'elle, à la fashion week. Elle m'a même dit: "Ce sera un tube ça baby". Je me suis quand même demandé si je devais sortir ces chansons, si je devais ouvrir les vannes."

    Enfin, il y a ce duo avec B.J. Scott

    B.B.: "Oui, ma meilleure amie sur The Voice. Nous n'avions rien planifié. Après les primes, à la place de dormir, on jouait jusqu'à pas d'heure dans le lobby de l'hôtel. On a aussi refait le monde, parlé de la condition humaine, et puis nous avons écrit ce morceau. Il a fallut trois jours pour faire l'arrangement et c'était dans la poche."

    Sinon, tu es toujours aussi heureux de revenir en Belgique?

    Ho que oui. C'est dans votre pays que j'ai bu ma première bière. C'est sympa, mais la Suisse fait le meilleur chocolat (rires).

    Dès le 30 septembre, retrouvez dans les bacs le nouvel album de Bastian Baker, Facing Canyon.

    Interview réalisée par Florian Holsbeek

     

  • Concours: on a 3x2 places à gagner pour le concert de GiedRé ce samedi!

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    Vous l'avez loupée durant la saison des festivals? Vous avez envie de la revoir? Vous avez à cœur de passer la soirée à faire de petits anus avec vos doigts? Voilà qui tombe bien, car Sudpop a 3x2 entrées à vous offrir pour le concert de GiedRé, ce samedi 1er octobre à la salle de la Madeleine, à Bruxelles!

    Il vous suffit d'envoyer un mail à christophe.vanimpe@sudpresse.be Premiers arrivés, premiers servis!

  • Dès ce 1er octobre, la salle de concerts Zik-Zak sera "the place to be" dans le BW (à Ittre)

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    Vous manquez de concerts rock dans le Brabant Wallon? Vous avez envie de bouger votre popotin? Alors, il ne vous reste plus longtemps à attendre. D'ici quelques jours, une toute nouvelle salle de 300 places ouvrira ses portes à Ittre (28, rue de Tubize). La première date à retenir, c'est ce 1er octobre avec à l'affiche HOMe, Masters of Rebellion et Breakdown Salvation. Une semaine plus tard, vous pourrez y voir Whitehall et Pinxtones. Le 15 octobre sera réservé aux fans d'ACDC avec le cover band Machine Gun, et Reject en première partie. Stevn et Solskins seront de la partie le samedi suivant. Mais la vraie soirée d'inauguration officielle, ce sera pour le 29 octobre. Ce soir-là, Z, The Banging Souls et Black Salle.jpgMirror se relaieront sur la scène.

    Le projet repose sur la possibilité d'offrir à des groupes encore peu connus mais de qualité de se produire en public avec une infrastructure professionnelle adaptée à ce genre d'événement. Grâce à une programmation musicale variée et complète, le but est de faire vivre cette salle chaque week-end. Des activités diverses touchant à l'art, la culture et l'éducation y seront également organisées. De même que la salle sera mise à la disposition d'œuvres caritatives plusieurs fois par an. Il s'agit d'un projet lancé par l'ASBL Zik-Zak, fondée par Joëlle Vanderstukken et Dominique Servranckx, ainsi que leur fille Elodie. Tous trois sont musiciens autodidactes et donnent également des cours de musique. Ils se sont associés à Annick Botson, Manu Prete et Geoffroy Bernard afin de mettre leur compétences respectives au profit de ce projet.

    Infos et préventes: www.zik-zak.be

  • Un nouveau titre, un clip: le nouvel album de Metallica est en marche

    Metallica_at_The_O2_Arena_London_2008.jpgCe nouvel album , les fans de Metallica l'attendent depuis 2008 et la sortie de Death Magnetic. Ce lundi, le groupe californien a dévoilé le deuxième single extrait de son prochain disque, Hardwired... To Self-Destruct, qui sera disponible le 18 novembre. Il s'agit du morceau Moth Into Flame.

    Le titre dure plus de six minutes et son le clip a été réalisé par Tom Kirk, collaborateur et ami des membres de Muse depuis leurs débuts. Le riff est détonnant, la batterie percute et la voix de James Heitfield est profonde: les fans s'en réjouiront. 

    Metallica a annoncé une importante tournée américaine dès janvier 2017. L'Europe doit (du moins, pour l'instant) se contenter de 2 concerts à Copenhague les 3 et 5 février.

    Florian Holsbeek

  • Fly Away: la Corse était belle, la Corse était belge

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    Dimanche matin, 8h. Des cernes sous les yeux, Compuphonic fait courageusement tourner ses platines. Quelques festivaliers dansent encore, le pas lourd mais sourire aux lèvres, les pieds nus dans le sable. Ils n'ont pas vu leur lit de la nuit, et n'en verront pas la couleur. D'autres attendent déjà, valise à la main, la navette devant les reconduire à l'aéroport d'Ajaccio. Le Fly Away Festival touche à sa fin. Quatre jours plus tôt, le séjour avait débuté par un trajet d'1h30 dans ce même bus à-travers les routes escarpées des montagnes corses, pour arriver à Cargèse. Certains ont la nausée, d'autres récupèrent tant bien que mal leurs heures de sommeil perdues. La suite? Quatre jours proches de la perfection, durant lesquels on ne sait trop que choisir entre la piscine, la plage, une balade dans les rochers ou succomber à ces apéros à répétition. Une fois sur place, juste le temps de faire le tour du propriétaire que les premiers concerts s'annoncent déjà.

    Ulysse, une des révélations de l'année, relève le défi d'ouvrir cette première édition du festival. Challenge réussi avec brio. Ils ont maintenant bien droit à quatre jours de farniente, durant lesquels on les verra surtout traîner à la piscine avec les gars de Kennedy's Bridge. On n'est que le premier soir, on vient à peine de faire connaissance avec le buffetFly6.jpg kilométrique du restaurant, et voilà qu'on nous offre déjà le plat de consistance avec Balthazar. C'est évidemment un luxe inouï de voir les Flandriens dans un tel contexte, plutôt qu'à Forest National ou dans un grand festival aseptisé et impersonnel. Car ici, tout le monde apprend vite à se connaître. Les artistes et les festivaliers se mélangent, discutent, mangent ensemble, et tout semble naturel. La première "beach party" se fera cependant sans nous. C'est que, partant de Bruxelles, on devait être à l'aéroport à 6h. Pas grave, il y en aura encore beaucoup d'autres.

    Heureuse surprise que de découvrir une montagne de crêpes au petit déjeuner le lendemain. Cette deuxième journée commence bien. Et elle se poursuivra avec une très agréable découverte en la personne de Joe Bel. Nichée sous un arbre et avec, devant elle, une assistance affalée dans des transats, cette jeune Lyonnaise séduit d'emblée par son grain de voix. Elle termine par une Fly7.jpgremarquable reprise d'"Amoureuse" de Véronique Sanson, qu'elle interprétera encore avec Nicola Testa deux jours plus tard. Il est temps d'aller manger, encore une fois. Premier concert sur la plage aussi, avec le duo Alaska Gold Rush qui joue pendant que le personnel prépare l'apéro.

    Nouveau buffet, un de plus, et c'est ensuite Nicola Testa qui se produit en premier dans l'amphithéâtre ce soir. Il s'agit, comme pour beaucoup des artistes à l'affiche, du dernier concert de sa tournée. Il est déjà en pleine réflexion pour la composition de son deuxième album, qui ne devrait cependant pas sortir avant un an. Sur scène, il s'est débarrassé de ses sandales, de son short et de sa casquette, et a opté pour une veste "asiatique" rouge à exemplaire unique. Elle lui a été prêtée, il s'agit Fly9.jpgde ne pas l'abimer ou la perdre. A ses côtés sur scène, on retrouve Emmanuel Delcourt. On le connaissait déjà dans Roscoe et MLCD. Cet été, il avait aussi filé un coup de main sur quelques dates des R'tardataires et d'Alice on the Roof. Le voilà donc entré dans la "famille Testa". Un sans faute pour lui. Sans doute grâce à ces quelques heures passées à bosser ses partitions en bord de plage, un cocktail à proximité.

    Le seul couac technique du festival, il aura été pour les Vismets. Forcément, quand le synthé fait des caprices, ça pose problème. Mais les Bruxellois n'ont pas perdu leur sang froid, ont improvisé en reprenant "I'm waiting for my man" du Velvet Underground et ont sauvé les meubles. Aujourd'hui, c'est soirée Tropicana, et voilà qu'on commence déjà à distribuer des colliers de fleurs. Allez, cette fois, on va rester. Manou Milon, tête pensante de "Bruxelles ma Belle" (plusieurs sessions ont été tournées sur place) s'installe aux platines. C'est au moment où il passe du France Gall qu'une panne de courant éclate. Il d'une surprise vu que, quelques mètres plus loin, Soldout débute son set. On en avait presque fini par oublier que le duo était sur l'affiche, mais pas dans le programme. Un concert tendu et électrique, qui ne fera que retarder d'une heure le début de la soirée Tropicana. Ce séjour s'annonce physiquement rude.

    Sonnfjord à 11h le lendemain, Fly3.jpgsous l'arbre? Bin on n'a pas vu. Honte à nous, mais il s'agissait de notre seule impasse du festival, car il fallait bien partir un moment à la découverte du village de Cargèse, situé à 7 kilomètres du Club. On passera cette fois sur la partie "ravitaillement" pour s'attarder sur le concert de Noa Moon. Sur la plage, le lieu idéal pour écouter la Bruxelloise. N'étant plus en tournée depuis un moment, elle propose quelques morceaux qui figureront sur son deuxième album. Et change les paroles de "Paradise" en rendant hommage au festival. Le ton de la soirée sera plus rock. Avec d'abord la jeunesse de Kennedy's Bridge. Et ensuite la classe et l'énergie de Fly10.jpgSharko. Ces derniers estimaient avoir "joué trop vite et trop fort", vu l'attente. On les rassure, c'était juste parfait, et c'était simplement un des meilleurs concerts du festival. Place alors à la "pool party", avec Mickey aux platines. Il n'aura évidemment pas fallu attendre cinq minutes pour que certaines finissent à la flotte.

    Il est 6h25 quand Teuk, le guitariste de Sharko, rejoint sa chambre. Nous, ça fait longtemps qu'on est sous les plumes. A 11h le lendemain, David Bartholomé est donc tout seul pour son concert acoustique surprise sous l'arbre. Il demande l'aide des festivaliers pour réveiller Teuk au son de "No contest, I'm the best". Rien n'y fait, le gaillard n'ouvrira l'oeil qu'après 17h. Nicola Testa, sublime en formule acoustique, avait remarquablement lancé cette avant-dernière journée, en reprenant notamment "Life on Mars" de David Bowie et l'intro de "Running up that Hill" de Kate Bush. Alaska Gold Rush prend le relais, pendant que Bastian Baker dépose ses bagages. A peine arrivé, celui-ci joue un premier concert sur la plage, suivi d'un autre constitué de reprises en compagnie de Joe Bel. Quatre ans après la sortie de son dernier album, Montevideo pouvait pour sa part proposer un set presque exclusif. Avant que Hollywood Porn Stars ne boucle les festivités sur la touche la plus rock du festival. Cette première édition du Fly Away aura été une réussite totale. C'est certain, dans un an, nous serons à nouveau les pieds dans l'eau à Cargèse...

    > A Cargèse, Christophe Van Impe

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