Sudpop - Page 9

  • Roméo Elvis et Bazart, grands gagnants des Red Bull Elektropedia Awards

    elektropdia.pngLe rappeur bruxellois et la sensation électro-pop néerlandophone ont ensemble raflé cinq Awards, et non des moindres, lors de cette édition 2016 qui s'est déroulée hier soir Place Flagey dans la capitale.

    "Meilleur album" ("Morale"), "Meilleure performance live" et "Meilleur Urban Act": Roméo Elvis est celui dont le nom a donc été le plus souvent cité ce mercredi soir. Avec les titres d"Artiste de l'année" et de "Chanson de l'année" ("Goud"), les jeunes gars de Bazart remplissent encore un peu plus leur armoire à trophées déjà bien garnie.

    Parmi les autres prix, épinglons le choix de l"Ampère" anversois comme "Meilleur Club" détrônant ainsi le Fuse bruxellois pour la première fois en six ans! Autre nom mythique, les 2Many Dj's passent la main à l'Anversois Faisal en tant que "DJ de l'année". 

    La vidéo de "Mercury", aux effets entraperçus sur "Black Video" il y a quelques années, permet au groupe SX de mettre en avant le travail de Benjamin Desmet. Charlotte de Witte a remporté le prix de "Meilleur...e productrice" et LeFtO celui de la meilleure émission de radio pour ses terribles sets sur Studio Brussel. Enfin, Dour a été désigné "Meilleur Festival".

    Plus de vingt mille personnes ont envoyé leurs votes pour cette édition, ce qui constitue un record. La répartition finale est quant à elle de 50/50 avec un panel de professionnels, pour faire de ces Awards l'évènement-phare de la scène électro belge. Le palmarès complet est par ailleurs disponible ici.

    >Philippe Sadre

  • Bimbo Delice: "On revendique le côté kitsch et baveux"

    C'est coloré, kitsch et baveux. Mais Bimbo Delice, c'est surtout l'excellente surprise du moment. Un artiste qui était récemment à l'Atelier 210 et qui jouera l'été prochain au Cabaret Vert. Nous l'avons rencontré au Bota, et il nous dévoile son univers si particulier.

    Comment est né le projet Bimbo Delice?

    "Il part d'une volonté d'évoluer vraiment en solo, de faire ce que j'aime par dessus tout. J'ai eu plusieurs groupes auparavant. C'était plus garage, qui virait vers le stoner. Depuis 2014, c'est totalement différent, il y a plus d'électronique. J'en avais marre de ce délire de devoir manager des gens. Je me sens plus épanoui dans ce rôle. Je suis mon propre patron, je fais ce que je veux."

    Comment as-tu complètement basculé vers un autre style musical?

    "Je ne pense pas que ce soit une question de tendance ou d'air du temps. C'est juste venu comme ça. J'ai commencé à travailler avec des programmes de musique, et je me suis créé une identité sonore. J'ai travaillé au début avec Turtle Master, qui est un beatmaker assez connu dans le milieu bruxellois. Petit à petit, les Bimbo2.jpgcompos ont muri."

    En avais-tu ras-le-bol du rock garage?

    "J'ai 30 ans. C'est plus un rapport à l'âge, à l'adolescence. Le rock n' roll, c'est le rébellion. A un moment, j'ai eu envie de faire quelque chose de plus personnel, et de moins agressif. Quand je faisais du rock, j'étais vraiment dans la spontanéité, je ne prenais pas le temps de prendre du recul. Là, je suis posé chez moi devant mon ordi, et je suis plus cool."

    Pourrais-tu un jour retourner vers le rock?

    "J'ai des fois quelques envies de faire cracher le son sur scène, ce côté animal. Mais, je suis très content avec ce que je fais actuellement."

    Comment se passe la phase de composition?

    "Tout part de la guitare. J'ai toujours délaissé ce côté guitar-hero. Je ne suis pas du genre à rester deux heures sur "Stairway to Heaven". Je passe très vite à la composition, avec trois ou quatre accords."

    Comment as-tu trouvé le nom du projet?

    "C'est juste un délire avec mon pote Vince, qui s'occupe du graphisme et commence à faire du management. Bimbo3.jpgC'est un ami de très longue date. Nous étions assis à une terrasse de café et on faisait des associations de mots. Je me suis posé la question de l'accroche du nom. Vu que les paroles n'étaient pas très sérieuses, on est allé dans ce sens-là."

    Le graphisme très coloré, est-ce important?

    "Cela colle à la musique, aux paroles et à l'esprit. C'est un peu kitsch et baveux. Ce n'est pas raffiné, on rentre dans le lard. Le kitsch n'a plus une connotation négative."

    Comment pourrais-tu décrire ta musique?

    "Ce n'est pas évident, car ce sont plein d'éléments différents. Je peux aussi bien écouter de la musique du monde comme du rock expérimental. Il n'y a de toute façon plus aucune création avant-gardiste en 2016. On a un peu fait le tour de tout. La différence, elle se fait dans le son. Prends Animal Collective. C'est du Beach Boys, mais avec un côté novateur au niveau du son et des arrangements."

    Le disque m'a fait penser à la BO de "Drive". Tu es d'accord?

    "Oui, on nous a souvent dit que ça faisait un peu Kavinsky. Je ne m'en suis pas vraiment inspiré, mais j'ai beaucoup aimé le film. Après, Kavinsky s'inspire aussi de Tangerine Dream."

    As-tu été surpris par la petite polémique née autour du clip de "Tropico"?

    "J'ai la chance d'avoir un beau-frère réalisateur. Il est à fond dans tout ce délire à la Russ Meyer, des trucs de série B à connotation un peu sexuelle. On a trouvé un film libre de droit, intitulé "Wham Bam Thank You Bimbo1.jpgSpaceman". On a fait un petit montage, et voilà. Moi, ça ne me choque pas. Mais bon, voir des nibards sur internet, ça peut sans doute interpeller certains... Le clip est devenu contrôlé sur Youtube, à partir du moment où on a eu 8000 vues. Ce côté baveux, c'est ce qu'on revendique."

    > Un entretien de Christophe

     

     

  • Billions of Comrades: "Nous sommes aussi bien capables de jouer à Ronquières qu'au VK!"

    Vainqueur du concours "Court-Circuit" en 2012, Billions of Comrades est de retour avec un deuxième album ("Rondate") dévastateur. Un disque qui a déjà été présenté au Bota en première partie de Motorama, ainsi que dans leur fief de Tubize.

    Pourquoi avoir décidé de faire votre release party à la Maison des Jeunes de Tubize?

    Arnaud: "On a directement prévu de faire ça là. Ce n'est pas un vivier de musiciens, donc on n'hésite pas à le mettre en avant. On a eu envie de revenir aux sources. Quand on a commencé, il n'y avait pas grand-chose à la Maison des Jeunes. Maintenant, il y a une vraie structure et des conditions correctes, grâce à MJ Music."Billions2.jpg

    Qu'avez-vous retiré de votre victoire au concours "Court-Circuit"?

    Chris: "Juste après, il y a eu une visibilité impossible à avoir sans passer par là. C'est un fameux tremplin, qu'il faut savoir assumer. C'est notre manager qui avait inscrit le groupe. Il fallait une démo de trois morceaux, et on en avait justement trois et pas un de plus. La plupart du temps, on ne jouait même pas le temps imparti. On a commencé comme ça, sans penser à aller au bout. Mais, une fois que nous étions lancés, nous ne voulions pas passer pour des guignols. On s'est mis à niveau et on s'est frotté à des scènes qu'on n'aurait jamais pu imaginer. On a été la première signature de Black Basset Records."

    Arnaud: "Sans ce concours, on n'aurait peut-être jamais joué aux Nuits Secrètes. Cela nous a permis d'avoir un très bon réseau dans le Nord de la France. On a également eu l'occasion de jouer au festival de Ronquières. On a prouvé qu'on pouvait faire ce genre d'événement, tout comme on peut jouer au VK. Et je ne pense pas que les gens aient eu mal aux oreilles. Certaines de nos connaissances ont pris conscience, en nous voyant à Ronquières, qu'on avait un "vrai" groupe. Car les autres dates, ça ne leur parlait pas nécessairement. On a le cul entre deux chaises et... c'est génial."

    Après avoir beaucoup tourné, il a quand même fallu se poser à un moment?

    Chris: " Oui, et de manière un peu naturelle. On a passé quasiment une année à chercher des dates en-dehors de la Wallonie. C'est à ce moment qu'est née l'idée de se remettre à composer pour un nouvel album, car le soufflé commençait à retomber. L'énorme différence entre les deux albums, c'est que le premier regroupait trois ans et demi d'existence. Alors qu'ici, il a plus été pensé de A à Z, et dans l'urgence. La façon de faire était vraiment différente. On l'a enregistré tout début du mois de janvier, et ça a été très vite."

    Jouer au Bota, c'était important?

    Arnaud: "Oui, car c'est la première fois qu'on faisait une première partie dans une salle de cette envergure. Jusqu' aujourd'hui, on avait juste ouvert pour Peter Kernel au Tipi, à Liège.  On a aussi fait la première partie d'Electric Electric."

    Parlons un peu football. Comment devient-on supporters de l'Union Saint-Gilloise quand on habite Tubize?

    Chris: "C'est très simple. Mes grands-parents étaient abonnés dans les années 50. Mon père a toujours été à l'Union, et il a inculqué ça à mon frère et moi. Mon frère est d'ailleurs toujours abonné. La première fois où je suis allé au stade Mariën, je devais avoir six ou sept ans. C'est dans la maison depuis tout le temps. On a eu l'occasion de jouer une fois au Club House. Le groupe s'est retrouvé sur une compil qui avait été créée par Billion3.jpgPierre Michel, où on ne retrouvait que des groupes rock qui allaient au stade. Les bénéfices allaient directement à l'école des jeunes. Notre morceau était même passé à la mi-temps! La prochaine étape, c'est un concert au milieu du terrain!"

    Arnaud: "Mon père a été champion de Belgique du 100 mètres quand l'Union avait un club d'athlétisme. Il avait 18 ans, mais n'a plus jamais fait de sport de sa vie depuis. Un dimanche, quand j'avais 12 ans, ils ont regardé les résultats sur le télétexte. Et c'est comme ça que j'ai eu envie d'aller voir mon premier match. C'était il y a vingt ans."

    Comment expliquez-vous cet engouement du milieu culturel pour l'Union?

    "C'est vrai. Les gars de Girls in Hawaii viennent aussi, les filles de Blondy Brownie également. D'ailleurs, dans leur dernier clip, il y a un passage dans la tribune. Je crois que c'est surtout lié à Saint-Gilles. Et puis, pour te remettre d'une murge de la veille, il n'y a rien de tel que de boire des bières!"

    Chris: "Il y a un regain de popularité depuis quelques années. Je vois des gens que je n'ai jamais vus avant. Une personne en amène une autre, et le monde amène du monde. L'Union est propice à ça."

    > Un entretien de Christophe Van Impe

     

  • Valkø: "Je baignais déjà dans la musique dans le ventre de ma mère"

    Vous la connaissiez sous le nom d’Auryn. La voilà de retour en tant que Valkø. En concert au Botanique dimanche dernier, elle vient de sortir un EP qui flirte avec douceur avec Radiohead et la scène islandaise. Nous l’avons rencontrée autour d’un Valko1.jpgcupcake dans le quartier du Châtelain.

    Quelle influence tes parents ont-ils eu sur ton éducation musicale ?

    « Je baignais déjà dans la musique avant même que je naisse, dans le ventre de ma mère. Mon père est musicien contemporain et ma mère était plutôt mélomane. C’était une ambiance quotidienne. Ma première passion, c’est cependant moi qui l’ai ressentie. C’est en écoutant un morceau à la radio, alors que je devais avoir 7 ans, que j’ai eu un coup de coeur pour le violoncelle. Quatre ans plus tard, je jouais le morceau que j’avais entendu, qui était « Le Cygne » de Camille Saint-Saëns. J’ai donc toujours eu un rapport évident à la musique. C’est comme une histoire d’amour, qui s’est construite avec le temps. Il a d’abord le coup de cœur et la passion, et puis il y a le doute et des éloignements. Mon premier doute, je l’ai eu vers 15 ou 16 ans. J’ai commencé à en avoir marre du violoncelle. J’avais envie d’autre chose, j’ai laissé le côté un peu classique et je me suis mise à composer au piano. Je ne voulais plus lire de partitions, j’avais envie de créer. Ce premier doute m’a amené vers la voie de la création artistique. Je ne voulais même plus savoir ce que je faisais. Au début, c’est très abstrait de composer. Le piano, c’est comme quelqu’un que j’ai découvert de façon empirique et expérimentale. Il reste un partenaire de création, qui doit rester mystérieux. »

    Et puis ta sœur est aussi venue élargir ton horizon…

    « Elle est foncièrement plus rebelle et plus punk que moi. Elle trainait beaucoup avec des gens qui faisaient de la musique. C’est elle qui a instauré chez moi l’écoute quotidienne. Ca a commencé par les Beatles. Ce sont des chansons simples, courtes et efficaces. Ils m’ont donné l’amour pour le chant en anglais. Puis petit à petit, ça a été les Pixies, Radiohead, le Velvet Underground, Beck, Sigur Ros, Portishead, Goldfrapp,… « Ok Computer » de Radiohead, ça me ramène dans ma chambre d’adolescente. Ces morceaux sont incrustés dans mes cellules. »

    Quel était ton premier concert ?

    « Oh non, non, non… joker. Allez, mon premier concert, c’était les Backstreet Boys. C’est mon parrain qui me l’avait offert. Sinon, ma première émotion de concert, c’était un live des Stones projetée à l’Imax de Bruxelles. Je devais avoir 7 ou 8 ans. Je suis devenue complètement émerveillée par ce monde de la scène, par cette liberté d’expression. »

    Pourquoi avoir changé de nom ?

    « Je pense que j’ai toujours eu un doute latent sur mon nom. Je l’avais choisi quand j’avais 15 ans, ça venait de « L’Histoire sans Fin ». Le choix avait été fait de manière un peu aléatoire. J’ai fait beaucoup de chemin depuis. Le doute était là et, un jour, j’ai remarqué qu’un boys band espagnol s’était présenté à l’Eurovision sous ce nom-là. Du jour au lendemain, j’ai été bouffée. Ils ont directement eu des millions de vues sur Internet. On ne me trouvait plus sur le net, on commençait à nous confondre, ma page Facebook était taguée sur des festivals espagnols. Du coup, ça a appuyé mon choix et j’ai fai table rase. »

    N’as-tu pas eu peur de déstabiliser ton public ?

    « Non, car je fais confiance à la musique et à l’art. Si le nom devait être plus important que la musique, alors il y aurait un problème. J’ai sans doute perdu des gens en chemin, mais ils n’étaient peut-être accrochés qu’aux singles ou m’avaient entendu à la radio une fois. Je crois que mes vraies fans, qui aiment mon univers, ils sont là. Je m’en fous d’avoir 2000 fans et qu’ils n’y en aient que 30 qui likent mes publications. »

    Comment as-tu choisi le nouveau nom ?

    « C’est un nom que j’aimais déjà à la sortie de mon premier album. Je suis très connectée aux pays nordiques, même si je ne dis pas que je pourrais vivre là-bas. La scène islandaise, c’est une espèce de monde magique fait d’elfes et de magiciens. On dirait qu’ils ont tous été touchés par la grâce. Valkø, c’est le diminutif du mot « valkoinen », qui veut dire « la couleur blanche » en finnois. Je l’ai fait à ma sauce avec le o barré, car je vais souvent en Norvège. Le blanc, c’est le tout, et c’est aussi le nouveau départ, la page blanche. C’est comme si je pouvais tout recommencer. Le blanc, certains en ont peur, mais moi il m’inspire. »

    Quand tu vas en Norvège, en profites-tu pour composer ?

    « Oui, j’y vais pour me mettre dans une bulle. L’enfermement, c’est important. Trop de liberté, ça ne mène pas à la créativité. J’ai besoin de me retrouver dans un monde qui m’inspire. Je travaille beaucoup comme comédienne à Bruxelles et, pour faire une vraie pause, je dois partir loin. Alors, je vais souvent à Oslo. Ce qui est formidable, c’est qu’on est très vite près des fjords, de la rivière, des forêts,… J’aime bien être dans un petit confort. J’ai envie de trouver d’autres endroits qui m’inspirent. Je rêve notamment d’aller en Islande. Je suis jeune maman, donc c’est un peu moins facile pour le moment. »

    Es-tu également repartie d’une page blanche au niveau musical ?

    « Non. Le changement a peut-être juste eu une influence dans le choix des morceaux. Avec cet EP, j’ai plutôt visé un objet artistique que commercial. J’ai plus envie de faire confiance à la qualité de l’artistique, qui peut vivre sur le long terme. Je voulais moins me torturer pour entrer dans des schémas. Je ne suis plus dans l’urgence. Je crée des morceaux que j’aime, et dont je suis fière. C’est à moi que ça doit plaire en premier. »

    Comment fais-tu pour concilier les métiers de comédienne et de musicienne ?

    « Je dois quand même essayer de faire des plages, mais c’est super enrichissant d’avoir plusieurs métiers. L’un enrichit l’autre. Chacun nourrit l’autre par des petites choses, surtout que je ne travaille quasiment qu’avec ma voix. J’adore ces deux métiers, je trouve qu’ils vont très bien ensemble, et je me considère autant l’un que l’autre. »

    > Un entretien de Christophe Van Impe

     

     

     

  • Quentin Mosimann est de retour en studio: "Ne plus être dans le Top 100 DJ's me motive"

     

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    Quentin Mosimann est un homme fort occupé: entre ses dates de concert, le tournage de la future émission "The Voice" et la conception de son nouvel album, le DJ a pris le temps de nous parler de son actualité, de sa sortie du classement du top 100 des DJ's et de tout le bien qu'il pense d'un Belge complètement fou.

    L'actualité de Quentin Mosimann, c'est surtout les enregistrements des premières émissions de "The Voice". C'est sa sixième participation en tant que coach, et il s'en est fallut de peu pour que la cinquième soit la dernière. "En effet, ce n'était pas prévu pour moi", nous confie le Suisse. "A la fin de la saison 5, je ne pensais pas poursuivre l'aventure. J'avais dit en boutade: Je reste si Marc Pinilla revient. Mais Marc avait décliné, étant sur d'autres projets. Puis deux semaines avant l'annonce officielle, il a changé d'avis et j'ai confirmé ma présence. Je voulais le refaire avec mon pote. Et en plus, deux autres potes sont venus s'ajouter: Bigflo et Oli. Je vous promet que ce sera une saison mémorable."

    Cela tranchera avec la saison précédente: "J'ai beaucoup de respect pour Stanislas et les membres de Cats on tree, il y avait de la vanne, mais toujours avec de la retenue. Avec Marc, Bigflo et Oli, on ne fait que de se vanner, tout le temps, même dans les coulisses. A l'émission, ils ne se rendent pas encore compte de ce qui va leur tomber dessus."

    "Sortir du classement du top 100 DJ's, cela m'a fait un peu de peine"

    Mais Quentin n'est pas que coach dans The Voice. DJ reconnu mondialement, il parcourt le monde pour des shows endiablés. La Chine, Japon, Portugal, Espagne, France, Belgique: un véritable tour du monde. Pourtant, il y a maintenant quelques jours, son nom n'apparaissait plus dans le top 100 DJ's, rendu public par le DJ Mag (Alors qu'il y était présent les quatre dernières années). "Je ne vais pas cacher que cela me fait un peu de peine. Mais je suis un battant, c'est l'histoire de ma vie et je prends cela comme un défi. Je me suis toujours lancé des défis, comme la Star Ac il y a quelques années. Je vais juste travailler deux fois plus pour revenir. En fait, The Voice c'est un peu mon excuse. L'émission m'a pris beaucoup de temps, donc j'ai eu moins de dates. Si je fais moins de dates, le plublic me voit moins donc j'ai des votes en moins. C'est logique d'une certaine façon".

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    C'est en effet un calendrier 2016 allégé qui a marqué la dernière année du vainqueur de la saison 7 de la Star Ac'. "J'ai en effet moins été booké, c'est cependant un choix. Mais tous mes week-ends sont pris, on a juste décidé d'en faire un peu moins la semaine. Ce n'est pas évident, car selon les pays, les jours des soirées ne sont pas les mêmes. En Egypte, par exemple, c'est le mercredi et en Chine c'est le lundi."

    S'il y a moins de dates, et si Quentin n'est plus dans ce fameux top 100 convoités par tous les DJ's du monde, ne pensez pas qu'il y a un désamour du public. Pour preuve, il suffit d'aller jeter un oeil sur les réseaux sociaux, sur les pages officielles du coach de The Voice pour s'en rendre compte. De plus, il y a comme un élan de positivisme dans les commentaires, ce qui par les temps qui courent est assez rare pour être souligné. "Je ne triche pas, je ne triche jamais. Moi-même je suis toujours positif, je m'amuse avec des photos, des vidéos. Je pense donc que mon public s'amuse avec moi".

    "Kid Noize, c'est un fou, il est habité"

    En tous cas, ses fans peuvent se réjouir. Quentin est donc rentré en studio pour préparer non seulement un nouveau single, mais aussi un nouvel album qui sortira en 2017. Le premier depuis 2013 et The 8 Deadly Sins. "Oui, là je suis en plein dedans. Je recherche des collaborations, avec de styles bien différents. J'essaie toujours de m'inspirer de tous les courants musicaux pour créer des sons. J'ai toujours mon petit studio d'enregistrement avec moi, donc après le tournage de l'émission, je peux travailler à l'hôtel. Comme je suis un couche-tard, ce n'est pas un problème. Je prends beaucoup de plaisir à travailler sur ces nouveaux morceaux".

    C'est un peu cela son secret: l'amusement et le plaisir. Surtout quand, comme il y a quelques semaines, un certain Kid Noize est venu le rejoindre sur scène en plein set:"Je n'aime pas tous les DJ's belges, mais j'aime beaucoup Henri PFR ou encore DJ Colombo. Mais Kidd Noize est aussi dans mon top 3, et c'est un fou ça tu peux me croire. Il y a le masque, mais c'est un vrai singe, quand il monte sur scène il est habité, il n'est plus normal. A la fête de l'Iris, il est venu me rejoindre sur scène, c'était de la pure folie".

    Une pure folie que vous pouvez voir ci-dessous, dans une vidéo du 7 mai dernier. Si vous souhaitez voir Quentin en live, il sera en Belgique le 10 décembre prochain au Versuz Club d'Hasselt. Son nouveau single devrait lui sortir avant la fin de l'année 2016, son nouvel album est prévu pour 2017.

     

    Interview réalisée par Florian Holsbeek

     

  • Zik-Zak a brillamment ouvert ses portes, et s'annonce comme incontournable

    Mieux vaut tard que jamais, mais le Brabant Wallon possède enfin une salle de concerts digne de ce nom. Après plusieurs semaines de préparatifs et quelques démarches administratives indispensables, Zik-Zak a ouvert ses portes ce samedi à Ittre. Le line-up de la soirée d'ouverture a directement donné le ton, et il sera résolument rock n' roll. Samedi, ce sont Z-Band, The Banging Souls (avec, au chant, une des membres de Sirius zikzak2.jpgPlan) et Black Mirrors (qui sera également à l'affiche du Rock for Life le 11 novembre, à Laeken) qui se sont succédés avec brio sur la scène. Cette première soirée fut une grande réussite avec une salle comble, et la présence de quelques personnalités du monde de la musique dans l'assistance, parmi lesquelles Mustii. Au niveau du confort du spectateur, on flirte avec la perfection avec une acoustique parfaite, l'absence de voisinage, un lieu convivial, des tarifs plus que démocratiques et des places de parking à foison autour du bâtiment. La programmation des semaines à venir est déjà bien étoffée avec un ou deux concerts par semaines durant les deux prochains mois. Désormais, vous savez où passer vos soirées du samedi...

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  • Il est Comme ça Saule!

    saule-l-eclaircie.jpgLe Montois aux multiples facettes sera de retour le 18 novembre prochain avec "L'éclaircie", son troisième album. Et en prime depuis vendredi un nouveau clip et deux concerts bien différents programmés au Cirque Royal.

    Les fans ne devront pas attendre jusqu'au 10 février 2017, date "officielle" sur la scène bruxelloise. Baptiste Lalieu a en effet décidé d'occuper les mêmes lieux pour un "concert de présentation": le mardi 15 novembre, le Cirque Royal sera en configuration plus intimiste pour écouter les douze morceaux de "L'éclaircie" prévue trois jours prochains dans les bacs. >Ph.S.

  • Nicola Testa se met à nu pour fermer la parenthèse "No More Rainbows"

    C’est seul au piano, et dans la pénombre, que Nicola Testa a décidé de (presque) refermer la parenthèse belge « No More Rainbows », vu que l'album sortira en France le 25 novembre. L’endroit choisi est symbolique puisque c’est précisément à la salle Columban, à Wavre, qu’il avait décidé de faire sa résidence pour préparer le concert à l’Ancienne Belgique du 19 mars dernier.

    Pendant 1h15, orphelin de ses musiciens, il se met à nu. Un exercice périlleux qu'il rêvait de faire depuis bien longtemps. Son répertoire habituel est complètement remis à jour, et les morceaux gagnent en Tedsta.jpgsensibilité et en intensité.

    Mais il puise aussi aux origines de son projet avec « Agony » et « The Good Life » (avec un passage de Pink Floyd au milieu), qu'il ne joue plus jamais en concert.

    L'intimité du moment est également propice aux reprises. Et là, il s’en va chercher dans les pépites qui l’ont le plus marqué. Il débute par « Lovesong » de The Cure, et opte ensuite pour « Hood » de l’écorché-vif Perfume Genius. Pour enfin terminer par « Hurt », le morceau le plus beau et le plus cruel qui soit de Nine Inch Nails, et jadis repris de main de maître par Johnny Cash. L’ombre de Kate Bush n’est jamais très loin non plus quand il pose ses doigts sur les touches de son piano.

    Au deuxième rappel, il finit symboliquement par « No More Rainbows ». Car il sera bientôt de passer à autre chose. Mais que cette formule au piano lui va bien…

    La setlist: 1. "Mellotron", 2. "F.M.", 3. "World", 4. "Land of Glass", 5. "Agony", 6. "Lovesong" (reprise de The Cure), 7. "Rainbow", 8. "Violet", 9. "Hood" (reprise de Perfume Genius), 10. "The Good Life", 11. "Platoon", 12. "Lost & Found", 13. "Hurt" (reprise de Nine Inch Nails", 14. "The Letter" et 15. "No More Rainbows".

    > Christophe Van Impe

  • Au Cirque Royal, Mustii est entré dans une autre galaxie

    Vendredi après-midi, à quelques heures du show, il éclate en sanglots. C'est toute la pression qui s'extériorise en une fois. Dans sa double carrière d'acteur et d'artiste musical, Mustii n'a jamais voulu faire de choix. Du coup, depuis la release party du 11 février à la Rotonde, tout s'est enchaîné à une vitesse vertigineuse. Entre le Thom1.jpgtournage de "L'Echange des Princesses" avec Lambert Wilson, une interminable tournée estivale et la préparation de son show au Cirque Royal, il n'a plus su ou donner de la tête. Cela méritait donc bien quelques larmes de décompression.

    Cette date du Cirque, elle fait d'ores et déjà figure de pierre angulaire dans sa carrière. Comme une transition réussie entre la période de découverte et de l'EP, et la confirmation avec l'album, attendu pour début 2017. Avec son expérience de comédien, Mustii accorde évidemment une place toute particulière à la mise en scène. Celle-ci s'inspire d'Oscar and the Wolf ou de Florence and the Machines, mais en gardant une touche personnelle et sans jamais venir bouffer sa musique. Et, quand il monte sur scène, voile noire sur le visage devant un panneau lumineux, on pense inévitablement à l'univers cinématographique de David Lynch, son autre grande source d'inspiration. Pendant près d'1h30, il alterne les costumes, et fait découvrir avec brio les nouveaux morceaux. Kid Noize, producteur de son EP, est incognito dans la salle, comme d'autres personnalités de la scène musicale. Comme précédemment, il reprend "Heroes" de David Bowie, en milieu de set. Initialement, il aurait également dû interpréter "Love is the Drug" de Roxy Music, mais ce sera pour une autre fois. Et, après "Where Do I Belong", il s'en va sous une nuées de serpentins dorés. Et peut maintenant verser des larmes de satisfaction car il l'a réussi, son défi.

    Il va maintenant pouvoir enfin un peu souffler. Car, dans quelques semaines, il réendossera son costume d'acteur, pour un premier rôle aux côtés de Mathilde Seigner dans un film sur l'affaire Patrick Dils. Avant la sortie de l'album, sans doute quelques nominations bien méritées aux D6bels Awards et le début d'un nouveau cycle...

    La setlist: 1. "Intro/21st Century Boy", 2. "I Would Love To Save The World", 3. "Did You Try", 4. "The Cave", 5. "The Darkest Night", 6. "The Bride", 7. "Witness", 8. "Heroes", 9. "People Are Running The Streets", 10. "The Golden Age", 11. "Aching", 12. "Road Trip In The Dark", 13. "Safety Zone", 14. "Your Own Cathedral", 15. "Feed Me" et 16. "Where Do I Belong".

    > Christophe Van Impe

  • Quittez votre divan pour aller écouter Cocoon au Réflektor

    i-can-t-wait.jpgRévélé il y a une petite dizaine d’années notamment lors de passages aux Ardentes Club et au Ardentes, Cocoon s’est vite imposé sur la scène française comme le fer de lance d’une nouvelle scène folk. Porté par l’auteur-compositeur-interprète Mark Daumail, le groupe a publié deux albums récompensés par des disques de platine. 

    Ils sont donc de ce retour à Liège pour notre plus grand plaisir pour présenter un troisième album, “Welcome Home”, enregistré entre Bordeaux, Berlin et Richmond en Virginie. Un nouveau disque qui porte la marque de Matthew E white, une des figures les plus respectées de l’indé américain qui a enregistré tous les arrangements de l'opus (chœurs, cordes et cuivres) dans une tradition à la Willie Mitchell.

     

    Si vous ne connaissez pas Cocoon, voici le titre "I Can't Wait", que vous pouvez écouter jusqu'à ce que votre esprit vous emporte jusqu'au Reflektor, où ils vous attendront ce jeudi à 20H00. Il reste quelques tickets disponibles sur www.reflektor.be. 

    Florian Holsbeek